Le prétest INDICE permet d’examiner une tache ou une zone suspecte sur un textile afin de rechercher la présence de protéines.
Le liquide séminal étant riche en protéines, une réaction peut être compatible avec sa présence. Le résultat reste toutefois indicatif : d’autres fluides biologiques, certains résidus alimentaires ou différentes substances contenant des protéines peuvent également provoquer une réaction.
Le prétest doit donc être utilisé comme une première vérification avant d’envisager, lorsque le contexte le justifie, une analyse plus spécifique du marqueur PSA/p30.
Ce mode d’emploi vous explique comment :
- préparer correctement le textile ;
- choisir la zone à prélever ;
- éviter une contamination ;
- utiliser l’écouvillon et la zone réactive ;
- respecter le délai de lecture ;
- interpréter le résultat avec prudence.
Principe essentiel : le prétest recherche des protéines. Il ne permet pas, à lui seul, de confirmer que la substance analysée est du sperme.
À quoi sert le prétest INDICE ?
Le prétest est conçu pour effectuer une première recherche sur une trace textile dont l’origine reste inconnue.
Il peut être utilisé lorsqu’une marque inhabituelle est découverte sur :
- un drap ;
- une taie d’oreiller ;
- un vêtement ;
- un sous-vêtement ;
- une serviette ;
- un tissu d’ameublement ;
- une autre surface textile accessible.
L’objectif n’est pas d’établir immédiatement l’origine exacte de la tache, mais de déterminer si le prélèvement contient une quantité détectable de protéines.
Ce que le prétest peut indiquer
Le prétest peut mettre en évidence :
- une absence de protéines détectables dans l’échantillon prélevé ;
- une présence de protéines ;
- une réaction intermédiaire ou difficile à interpréter ;
- l’intérêt éventuel de répéter le prélèvement ;
- la pertinence possible d’une recherche plus ciblée.
Ce que le prétest ne peut pas déterminer
Le prétest ne permet pas d’établir :
- l’origine précise des protéines ;
- l’identité de la personne à l’origine de la trace ;
- la date à laquelle la tache a été déposée ;
- les circonstances dans lesquelles elle est apparue ;
- l’existence d’un rapport sexuel ;
- une infidélité ;
- un profil ADN ;
- la fertilité d’une personne ;
- la présence d’une infection sexuellement transmissible.
Il ne s’agit pas d’un test médical, d’un test de fertilité ni d’une expertise judiciaire.
Pour comprendre les indices visuels pouvant conduire à examiner une zone, consultez également notre guide expliquant comment reconnaître une tache de sperme sur un tissu.
Que contient le kit ?
Le contenu dépend du format sélectionné lors de la commande.
Prétest individuel
Le prétest individuel contient :
- 1 écouvillon de prélèvement ;
- 1 zone réactive fixée sur son support ;
- 1 notice française ;
- 1 emballage opaque.
Il permet d’examiner une seule zone textile.
Pack double vérification
Le pack double contient :
- 2 écouvillons de prélèvement ;
- 2 zones réactives ;
- 1 notice française ;
- 1 emballage opaque.
Il permet d’examiner deux emplacements distincts ou d’effectuer un second prélèvement indépendant lorsque le premier résultat est difficile à interpréter.
Pack multi-zones
Le pack multi-zones contient :
- 4 écouvillons de prélèvement ;
- 4 zones réactives ;
- 1 notice française ;
- 1 emballage opaque.
Il convient lorsque plusieurs taches, plusieurs parties d’un textile ou différents supports doivent être examinés séparément.
| Format | Écouvillons | Zones réactives | Utilisation |
|---|---|---|---|
| Prétest individuel | 1 | 1 | Une zone |
| Pack double vérification | 2 | 2 | Deux zones ou second prélèvement |
| Pack multi-zones | 4 | 4 | Jusqu’à quatre zones distinctes |
Chaque écouvillon et chaque zone réactive sont destinés à une seule utilisation. Le matériel ne doit pas être réutilisé ou partagé entre plusieurs prélèvements.
Sur quels supports utiliser le prétest ?
Le prétest INDICE est destiné aux surfaces textiles.
Il peut notamment être utilisé sur :
- le coton ;
- le polyester ;
- les tissus mélangés ;
- le denim ;
- le linge de lit ;
- certains textiles d’ameublement ;
- des vêtements ou sous-vêtements.
La capacité à prélever une trace varie selon la matière. Un textile absorbant peut retenir la substance profondément dans ses fibres, tandis qu’un tissu synthétique peut conserver davantage de résidus en surface.
La couleur du support influence également la visibilité de la tache, mais elle ne modifie pas la règle d’interprétation : l’apparence seule ne permet pas d’identifier la substance.
Supports sur lesquels le prétest n’est pas prévu
Le kit ne doit pas être utilisé directement :
- sur la peau ;
- sur une muqueuse ;
- à l’intérieur du corps ;
- sur une personne ;
- sur un animal ;
- dans un liquide corporel frais ;
- à des fins médicales ou diagnostiques.
Son utilisation est prévue sur une zone textile identifiée.
Pour les surfaces non textiles, le comportement du prélèvement et du support réactif n’a pas été défini dans le cadre de ce produit. Le résultat ne doit donc pas être interprété de la même manière.
Attention aux textiles fragiles
L’utilisation d’un écouvillon légèrement humide peut modifier certains textiles très délicats, teints artisanalement ou sensibles à l’eau.
Avant d’effectuer le prélèvement :
- vérifier les instructions d’entretien du textile ;
- éviter de frotter excessivement ;
- ne pas appliquer directement une grande quantité d’eau ;
- effectuer, si nécessaire, un essai d’humidification sur une partie discrète et non tachée.
Le fabricant ou le vendeur ne peut pas garantir l’absence de modification sur tous les tissus.
Comment choisir la zone à examiner ?

Le choix de l’emplacement influence directement la qualité du prélèvement. Un résultat négatif obtenu à côté de la trace ne permettrait pas d’évaluer correctement la zone réellement suspecte.
Commencez par poser le textile à plat sous une lumière blanche ou naturelle. Examinez ensuite l’endroit et, lorsque cela reste possible, l’envers du tissu.
Recherchez notamment :
- une différence de couleur ;
- une zone blanchâtre, grise ou légèrement jaunâtre ;
- un halo ;
- une rigidité localisée ;
- des fibres collées ;
- une différence de brillance ;
- un léger dépôt en surface.
Ces caractéristiques ne sont pas spécifiques au liquide séminal. Elles servent uniquement à sélectionner l’emplacement du prélèvement.
Lorsqu’une seule tache est visible
Choisissez la partie qui présente la modification la plus nette. Il peut s’agir :
- du centre de la tache ;
- d’une partie plus rigide ;
- d’une zone où le dépôt semble plus concentré ;
- d’un emplacement présentant une différence de texture.
Le prélèvement doit rester concentré sur cet emplacement.
Lorsque la trace est étendue
Une grande tache peut ne pas être homogène. Les résidus peuvent être plus concentrés dans certaines parties.
Si vous disposez de plusieurs prétests, vous pouvez examiner séparément :
- le centre et le bord de la trace ;
- deux zones éloignées ;
- l’endroit et l’envers du textile ;
- deux parties présentant une apparence différente.
Chaque emplacement nécessite un écouvillon et une zone réactive distincts.
Lorsque plusieurs taches sont visibles
Ne mélangez pas les différents emplacements avec le même écouvillon. Vous ne pourriez plus déterminer quelle tache a provoqué la réaction.
Numérotez mentalement ou photographiez les zones avant de commencer :
- zone 1 ;
- zone 2 ;
- zone 3 ;
- zone 4.
Utilisez ensuite un prétest séparé pour chaque emplacement.
Lorsque la trace est presque invisible
Une lumière placée sur le côté peut aider à faire apparaître une différence de relief ou de brillance.
Si aucune zone précise ne peut être identifiée, le risque de prélever à côté de la trace augmente. Il est alors préférable de ne pas frotter une grande surface au hasard. Examinez à nouveau le textile et sélectionnez la partie présentant l’indice le plus visible.
Lorsque l’observation reste difficile, une lampe UV 365 nm pour localiser une zone avant le prélèvement peut aider à repérer une fluorescence différente sur le textile. Cette étape sert uniquement à sélectionner un emplacement à examiner : elle ne permet pas d’identifier la substance observée.
Quelles précautions prendre avant le prélèvement ?
Une contamination peut introduire des protéines qui n’étaient pas présentes sur la tache initiale. Elle peut donc rendre le résultat plus difficile à interpréter.
Avant d’ouvrir le kit :
- lavez-vous les mains ;
- séchez-les soigneusement ;
- posez le textile sur une surface propre et sèche ;
- éloignez les aliments, boissons et produits cosmétiques ;
- préparez une petite quantité d’eau propre ;
- vérifiez que le matériel n’est pas endommagé ;
- lisez entièrement la notice.
Des gants propres à usage unique peuvent être utilisés, mais ils ne doivent pas avoir été en contact avec un aliment, une crème ou une autre substance.
Ne touchez pas les parties de prélèvement
Évitez de toucher :
- l’extrémité en coton de l’écouvillon ;
- la zone réactive ;
- la partie du textile qui doit être testée ;
- l’intérieur de l’emballage.
Manipulez l’écouvillon uniquement par sa tige et le support réactif uniquement par ses bords.
Utilisez uniquement de l’eau propre
L’écouvillon doit être légèrement humidifié avec de l’eau propre conformément au protocole.
N’utilisez pas :
- de salive ;
- d’alcool ;
- de vinaigre ;
- d’eau oxygénée ;
- de savon ;
- de détachant ;
- de lessive ;
- de liquide physiologique ;
- de parfum ;
- de produit désinfectant.
Ces substances peuvent contaminer le prélèvement, modifier la réaction ou endommager le support.
Ne nettoyez pas la tache avant le test
Le nettoyage peut retirer, déplacer ou diluer les protéines présentes sur le textile.
Avant le prélèvement, ne tentez pas de :
- rincer la zone ;
- gratter le dépôt ;
- appliquer un détachant ;
- laver une partie du tissu ;
- frotter avec un chiffon humide ;
- chauffer ou repasser la tache.
Si le textile a déjà été lavé, le prétest reste utilisable, mais un résultat négatif sera plus difficile à interpréter.
Dans quel cas ne faut-il pas utiliser le prétest ?
N’utilisez pas ce kit à domicile lorsqu’un textile pourrait avoir une importance dans le cadre :
- d’une agression ;
- d’une infraction ;
- d’une procédure judiciaire ;
- d’une enquête ;
- d’un dépôt de plainte envisagé.
Un prélèvement privé peut modifier ou consommer une partie de la trace. Dans ce contexte, ne lavez pas le textile, limitez les manipulations et demandez conseil aux services ou professionnels compétents.
Le prétest INDICE est destiné à une vérification personnelle. Il ne remplace pas une collecte réalisée dans un cadre forensic.
Vérification rapide avant de commencer
Avant de passer au prélèvement, assurez-vous que :
- le textile est posé à plat ;
- la zone suspecte est identifiée ;
- elle n’a pas été nettoyée juste avant le test ;
- vos mains sont propres et sèches ;
- l’eau utilisée est propre ;
- l’écouvillon n’a pas été touché ou contaminé ;
- la zone réactive est intacte ;
- vous disposez d’un prétest par emplacement ;
- un minuteur est disponible pour respecter les 60 secondes ;
- la charte de lecture est à portée de main.
Lorsque tous ces éléments sont réunis, le prélèvement peut commencer.
Prétest expérimental de présence de protéines sur textile. Résultat indicatif et non spécifique. Le prétest ne confirme ni la présence de sperme, ni une activité sexuelle, ni une infidélité.
Comment utiliser le prétest INDICE étape par étape ?
Le protocole doit être suivi avec précision afin de limiter les erreurs de prélèvement et de lecture. Avant de commencer, posez le textile à plat, préparez de l’eau propre, placez la charte colorimétrique à proximité et prévoyez un minuteur.
Utilisez un écouvillon et une zone réactive pour chaque emplacement examiné.
Étape 1 — Préparer le textile
Posez le drap, le vêtement ou le textile sur une surface propre, sèche et stable.
La zone suspecte doit rester facilement accessible pendant toute la durée du prélèvement. Évitez de tendre excessivement le tissu ou de placer la tache sur une surface humide.
Avant d’aller plus loin :
- identifiez précisément l’emplacement ;
- vérifiez l’endroit et l’envers du textile ;
- photographiez éventuellement la zone ;
- éloignez les aliments, boissons et produits cosmétiques ;
- assurez-vous que la tache n’a pas été humidifiée ou nettoyée juste avant le test.
Si plusieurs marques sont visibles, choisissez la première zone à examiner et laissez les autres intactes.
Ne découpez pas le textile
Il n’est pas nécessaire de découper le drap ou le vêtement. Le prélèvement est réalisé directement sur les fibres à l’aide de l’écouvillon légèrement humide.
Découper le tissu pourrait :
- endommager le textile ;
- déplacer une partie de la trace ;
- contaminer la zone ;
- mélanger plusieurs emplacements ;
- compliquer une éventuelle analyse ultérieure.
Étape 2 — Ouvrir un seul prétest
Ouvrez uniquement l’ensemble nécessaire pour la zone que vous allez examiner.
Sortez :
- un écouvillon ;
- un support comportant une zone réactive ;
- la charte de lecture.
Conservez les autres prétests fermés dans leur emballage jusqu’à leur utilisation.
Manipulez :
- l’écouvillon par sa tige ;
- le support par ses bords ;
- la charte avec des mains propres et sèches.
Ne touchez ni le coton de l’écouvillon ni la zone réactive avec les doigts.
Étape 3 — Humidifier légèrement l’écouvillon
Humidifiez l’extrémité en coton avec une petite quantité d’eau propre.
Le coton doit être humide afin d’aider à récupérer les résidus présents dans les fibres, mais il ne doit pas être détrempé.
Un écouvillon correctement préparé :
- est uniformément humide ;
- ne laisse pas couler d’eau ;
- ne présente pas de goutte suspendue ;
- ne détrempe pas immédiatement le tissu lorsqu’il le touche.
Pourquoi ne faut-il pas utiliser trop d’eau ?
Une quantité excessive d’eau peut :
- diluer le prélèvement ;
- étendre la trace sur le textile ;
- saturer la zone réactive ;
- provoquer une diffusion irrégulière ;
- rendre la couleur difficile à comparer ;
- augmenter le risque de résultat incertain.
Si une goutte est visible à l’extrémité de l’écouvillon, celui-ci est probablement trop humide. Ne l’essorez pas avec les doigts et ne le mettez pas en contact avec un mouchoir ou un tissu susceptible de contenir des résidus.
Utilisez uniquement de l’eau propre. Ne remplacez jamais l’eau par de la salive, du savon, de l’alcool ou un autre liquide.
Étape 4 — Prélever la zone suspecte
Placez l’extrémité humide de l’écouvillon directement sur la partie sélectionnée.
Frottez doucement la zone en effectuant plusieurs passages rapprochés. Faites légèrement tourner la tige entre les doigts afin que différentes faces du coton entrent en contact avec les fibres.
Le prélèvement doit rester concentré sur la tache. Il ne faut pas étendre les mouvements sur une grande surface.
Quelle pression appliquer ?
La pression doit être suffisante pour mettre le coton en contact avec les fibres sans les détériorer.
Évitez :
- de gratter le textile ;
- d’écraser fortement le coton ;
- de déchirer les fibres ;
- de frotter jusqu’à retirer la couleur du tissu ;
- de déplacer l’écouvillon vers une autre tache.
Sur un textile fragile, réduisez la pression et privilégiez plusieurs passages doux.
Quelle partie de la tache prélever ?
Lorsque la trace présente plusieurs aspects, choisissez en priorité :
- la partie la plus rigide ;
- la zone présentant le dépôt le plus visible ;
- le centre de la tache ;
- une partie dont la couleur diffère clairement du textile.
Si vous disposez d’un pack double ou multi-zones, une autre partie pourra être examinée avec un nouvel écouvillon.
Ne mélangez pas plusieurs emplacements
Un même écouvillon ne doit jamais servir à examiner :
- deux taches différentes ;
- deux vêtements ;
- un drap puis un sous-vêtement ;
- deux parties éloignées sans lien évident ;
- une zone propre utilisée comme comparaison puis la tache suspecte.
Le mélange empêcherait de déterminer l’emplacement ayant provoqué la réaction.
Étape 5 — Transférer le prélèvement sur la zone réactive
Après avoir frotté le textile, placez l’extrémité de l’écouvillon sur la zone réactive fixée au support cartonné.
Tapotez doucement le coton sur la zone en effectuant plusieurs contacts rapprochés. Faites légèrement tourner l’écouvillon afin de transférer le prélèvement recueilli sur différentes faces du coton.
L’objectif est d’humidifier uniformément la zone réactive avec le prélèvement sans la détremper.
Ce qu’il ne faut pas faire
Ne tentez pas de :
- gratter la zone réactive ;
- retirer son élément coloré ;
- décoller la zone de son support ;
- verser directement de l’eau dessus ;
- frotter avec les doigts ;
- utiliser plusieurs écouvillons sur la même zone réactive ;
- réutiliser une zone ayant déjà réagi.
Le support doit rester intact pendant la manipulation.
Quelle quantité transférer ?
La zone réactive doit recevoir suffisamment d’humidité pour se développer, sans être saturée.
Si de l’eau coule sur le support cartonné ou si la couleur se diffuse largement autour de la zone, le prélèvement a probablement été trop humide. Le résultat pourra alors être difficile à interpréter.
Étape 6 — Poser le support à plat
Placez immédiatement le support sur une surface propre, sèche et horizontale.
Ne tenez pas le support verticalement pendant la réaction. Ne le déplacez pas et ne touchez plus la zone réactive.
Éloignez-le :
- d’une source de chaleur ;
- du soleil direct ;
- d’un courant d’air important ;
- d’une surface mouillée ;
- de produits ménagers ;
- d’un autre test en cours de réaction.
Si plusieurs prétests sont réalisés successivement, identifiez clairement chaque support afin de ne pas confondre les zones.
Vous pouvez, par exemple, placer un petit papier numéroté à proximité sans écrire directement sur la zone réactive.
Étape 7 — Déclencher le minuteur
Lancez le minuteur immédiatement après le transfert du prélèvement.
Le délai de lecture du prétest INDICE est de :
60 secondes
Pendant cette minute :
- laissez le support parfaitement à plat ;
- ne rajoutez pas d’eau ;
- ne tapotez plus avec l’écouvillon ;
- ne touchez pas la zone réactive ;
- ne tentez pas d’accélérer la réaction avec de la chaleur ;
- ne comparez pas encore définitivement la couleur.
La réaction peut évoluer progressivement. Une observation réalisée trop tôt ne correspond pas nécessairement au résultat attendu à 60 secondes.
Étape 8 — Lire le résultat après 60 secondes
À la fin du délai, observez immédiatement la zone réactive sous une lumière blanche ou naturelle.
Placez la charte colorimétrique fournie à proximité et comparez la couleur obtenue avec les repères imprimés.
Pour une lecture correcte :
- utilisez un éclairage neutre ;
- évitez les ampoules rouges, bleues ou violettes ;
- n’utilisez pas de filtre photographique ;
- observez le support de face ;
- ne mouillez pas de nouveau la zone ;
- effectuez la comparaison au moment prévu.
La lumière d’un écran de téléphone ne doit pas être utilisée comme seule source d’éclairage, car elle peut modifier la perception des couleurs.
Pourquoi faut-il lire le résultat au bon moment ?
Une lecture trop précoce peut intervenir avant le développement complet de la réaction.
Une lecture tardive peut montrer une couleur ayant continué à évoluer après la période prévue. Le résultat doit donc être interprété à partir de l’apparence observée après 60 secondes, conformément à la charte fournie.
Si vous souhaitez photographier le résultat, prenez la photographie immédiatement après la lecture normale.
Étape 9 — Noter le résultat
Si plusieurs zones doivent être examinées, notez le résultat de chacune avant de commencer le prélèvement suivant.
Vous pouvez consigner :
- le numéro de la zone ;
- le textile concerné ;
- l’emplacement précis ;
- l’heure du prélèvement ;
- l’aspect observé à 60 secondes ;
- la présence éventuelle d’une difficulté pendant la procédure.
Exemple :
Zone 1 — Drap, partie centrale — résultat lu à 14 h 20.
Cette méthode évite de confondre les différents emplacements lorsque plusieurs prétests sont utilisés.
Étape 10 — Jeter le matériel utilisé
L’écouvillon et la zone réactive sont à usage unique.
Après la lecture :
- ne réutilisez pas l’écouvillon ;
- ne replacez pas le matériel humide avec les prétests inutilisés ;
- ne touchez pas le coton utilisé ;
- jetez le matériel conformément aux consignes locales applicables aux déchets ménagers ;
- lavez-vous les mains.
Le support peut être photographié avant d’être jeté si vous souhaitez conserver une trace de la lecture.
Une photographie ne remplace cependant pas l’observation réalisée au moment prévu. La couleur peut apparaître différemment selon l’appareil, la lumière et l’écran.
Procédure résumée en six gestes
| Étape | Action | Point de vigilance |
|---|---|---|
| 01 | Poser le textile à plat | Ne pas nettoyer la tache |
| 02 | Humidifier légèrement l’écouvillon | Le coton ne doit pas couler |
| 03 | Frotter la zone suspecte | Une seule zone par écouvillon |
| 04 | Tapoter sur la zone réactive | Ne pas la saturer |
| 05 | Attendre 60 secondes | Laisser le support à plat |
| 06 | Comparer avec la charte | Lire sous une lumière neutre |
Comment tester deux ou quatre zones ?
Les packs double et multi-zones permettent de réaliser plusieurs prélèvements indépendants.
Pour chaque emplacement :
- ouvrez un nouvel écouvillon ;
- utilisez une nouvelle zone réactive ;
- identifiez le textile et l’emplacement ;
- suivez entièrement le protocole ;
- notez le résultat avant de passer à la zone suivante.
Ne réalisez pas plusieurs prélèvements simultanément si cela risque de vous faire confondre les supports ou les délais.
Il est préférable de terminer complètement la première analyse avant de commencer la suivante.
Comparer deux parties d’une même tache
Lorsqu’une trace est étendue, vous pouvez utiliser :
- un prétest sur la partie centrale ;
- un second prétest sur une partie périphérique.
Les deux prélèvements restent indépendants. Une différence de résultat peut s’expliquer par une répartition irrégulière des résidus, une dilution différente ou une variation dans la qualité du prélèvement.
Répéter après un résultat incertain
Si le premier résultat est difficile à interpréter, un second prétest peut être réalisé :
- avec du matériel entièrement neuf ;
- sur une partie voisine de la trace ;
- en utilisant moins d’eau si le premier support était saturé ;
- en respectant précisément les 60 secondes.
Il ne faut pas repasser le même écouvillon sur le textile ni réutiliser la première zone réactive.
Les erreurs à éviter pendant l’utilisation
| Erreur | Conséquence possible |
|---|---|
| Écouvillon détrempé | Dilution ou saturation |
| Utilisation de salive | Contamination protéique |
| Mélange de deux taches | Origine du résultat impossible à localiser |
| Zone réactive touchée | Contamination |
| Ajout direct d’eau sur le support | Réaction irrégulière |
| Lecture avant 60 secondes | Développement incomplet |
| Lecture très tardive | Couleur non représentative du délai prévu |
| Lumière colorée | Mauvaise perception de la teinte |
| Réutilisation du matériel | Résultat non interprétable |
| Nettoyage préalable | Réduction des résidus détectables |
Avant d’interpréter la couleur
À ce stade, le prétest a uniquement recherché la présence de protéines dans le prélèvement.
La couleur obtenue doit être interprétée selon trois catégories :
- absence de réaction détectable ;
- réaction positive ;
- résultat intermédiaire ou difficile à lire.
La partie suivante explique précisément ce que chaque résultat signifie, les limites de la lecture et la conduite à tenir après un résultat négatif, positif ou incertain.
Prétest expérimental de présence de protéines sur textile. Résultat indicatif et non spécifique. Le prétest ne confirme ni la présence de sperme, ni une activité sexuelle, ni une infidélité.
Comment interpréter le résultat du prétest INDICE ?
La lecture doit être réalisée après les 60 secondes prévues, sous une lumière blanche ou naturelle, en comparant la zone réactive avec la charte colorimétrique fournie.
Le prétest peut produire trois grandes catégories de résultats :
- aucune réaction détectable ;
- présence de protéines détectée ;
- résultat incertain ou difficile à interpréter.
L’interprétation doit toujours rester limitée à ce que le prétest recherche réellement : la présence de protéines dans le prélèvement.
Un résultat positif ne signifie pas automatiquement que la trace contient du sperme. Un résultat négatif ne confirme pas son absence absolue.
Résultat négatif : aucune protéine détectable
Un résultat négatif correspond au repère indiqué comme négatif sur la charte fournie.
La conclusion appropriée est :
Aucune protéine détectable dans les conditions du prélèvement.
Cela signifie que la zone réactive n’a pas mis en évidence une quantité suffisante de protéines dans l’échantillon transféré.
Dans de nombreux cas, ce résultat peut indiquer qu’il n’est pas pertinent de commander immédiatement une analyse spécifique plus coûteuse.
Ce qu’un résultat négatif permet d’indiquer
Un résultat négatif peut être compatible avec :
- une absence de matière protéique sur la zone ;
- une quantité trop faible pour être détectée ;
- une tache qui n’est pas d’origine biologique ;
- un prélèvement effectué sur une partie ne contenant pas de protéines.
La portée du résultat dépend néanmoins de l’état du textile et de la qualité du prélèvement.
Pourquoi une trace présente pourrait-elle ne pas être détectée ?
Plusieurs situations peuvent réduire la quantité de protéines récupérée par l’écouvillon :
- tache très ancienne ;
- textile déjà lavé ;
- trace fortement diluée ;
- petite quantité déposée ;
- prélèvement effectué à côté de la zone ;
- tache partiellement nettoyée ;
- écouvillon insuffisamment passé sur le textile ;
- quantité d’eau trop importante ;
- transfert incomplet sur la zone réactive ;
- textile épais ou très absorbant.
Un résultat négatif ne permet donc pas d’écrire :
« Cette tache ne contient certainement pas de sperme. »
La formulation correcte reste :
« Aucune protéine détectable n’a été trouvée dans l’échantillon prélevé. »
Que faire après un résultat négatif ?
Lorsque la procédure a été correctement suivie et que la zone n’avait pas été lavée, aucune analyse supplémentaire n’est automatiquement nécessaire.
Si le prélèvement paraît avoir été mal ciblé ou si la trace est étendue, un nouveau prétest peut éventuellement être réalisé sur une partie voisine avec :
- un nouvel écouvillon ;
- une nouvelle zone réactive ;
- une quantité d’eau mieux contrôlée ;
- un nouveau délai de 60 secondes.
Il ne faut pas répéter les tests indéfiniment dans le seul but d’obtenir un résultat positif.
Résultat positif : présence de protéines détectée
Un résultat positif correspond à la teinte indiquée comme positive sur la charte colorimétrique.
La conclusion appropriée est :
Présence de protéines détectée dans le prélèvement.
Le liquide séminal étant riche en protéines, cette réaction peut être compatible avec sa présence sur le textile.
Elle ne permet toutefois pas d’identifier l’origine exacte des protéines.
Quelles substances peuvent produire une réaction positive ?
D’autres matières peuvent contenir des protéines ou contaminer le prélèvement, notamment :
- différents fluides biologiques ;
- du sang ;
- de la salive ;
- certaines sécrétions ;
- certains résidus alimentaires ;
- des produits cosmétiques contenant des matières protéiques ;
- un mélange de plusieurs substances ;
- une contamination par les doigts ;
- de la salive utilisée pour humidifier l’écouvillon.
Certains produits ménagers ne contiennent pas nécessairement les protéines recherchées, mais peuvent modifier la couleur, perturber la réaction ou rendre la lecture difficile.
La réaction doit donc être interprétée en tenant compte :
- de l’apparence initiale de la trace ;
- de l’emplacement ;
- de l’utilisation habituelle du textile ;
- d’un éventuel lavage ;
- de la présence possible d’un aliment ou d’un cosmétique ;
- des conditions du prélèvement.
Ce qu’un résultat positif ne permet pas d’affirmer
Un prétest positif ne permet pas d’affirmer que :
- la trace est nécessairement du sperme ;
- une personne déterminée a laissé la trace ;
- la tache est récente ;
- un rapport sexuel a eu lieu ;
- la trace a été déposée dans la pièce où elle a été découverte ;
- une infidélité a eu lieu ;
- le résultat possède une valeur judiciaire.
Le résultat ne doit pas être utilisé seul pour prendre une décision importante ou formuler une accusation.
Pour connaître les principales causes de réactions non spécifiques, consultez la page consacrée aux limites et faux positifs du test de sperme.
Un résultat positif nécessite-t-il automatiquement une analyse PSA ?
Non. La détection de protéines ne rend pas automatiquement nécessaire l’achat d’une analyse complémentaire.
Avant d’envisager une analyse PSA/p30, vérifiez :
- si la procédure a été correctement respectée ;
- si l’écouvillon a pu être contaminé ;
- si une autre substance contenant des protéines pourrait être présente ;
- si la zone testée était clairement identifiée ;
- si le résultat correspond nettement au repère positif ;
- si le contexte justifie une recherche plus ciblée.
Lorsque la réaction est nette, qu’aucune explication évidente n’est identifiée et qu’une information plus spécifique est recherchée, une analyse PSA/p30 peut être envisagée.
Le test PSA recherche un marqueur beaucoup plus caractéristique du liquide séminal que la simple présence de protéines. Il ne constitue toutefois ni une analyse ADN ni l’identification d’une personne.
Si vous choisissez de poursuivre avec cette recherche ciblée, consultez le mode d’emploi du test PSA après un prétest positif avant de préparer le nouveau prélèvement.
L’analyse PSA reste facultative. Son intérêt dépend du résultat obtenu, de la qualité du prélèvement et du contexte.
Résultat incertain : couleur intermédiaire ou lecture difficile
Un résultat est incertain lorsque la couleur ne correspond clairement ni au repère négatif ni au repère positif de la charte.
Cette situation peut notamment apparaître lorsque :
- la réaction est très faible ;
- la teinte se situe entre deux repères ;
- le développement est irrégulier ;
- la zone réactive a reçu trop d’eau ;
- une partie du support est restée sèche ;
- le prélèvement était insuffisant ;
- le délai de lecture n’a pas été respecté ;
- l’éclairage modifie la perception de la couleur ;
- le textile ou un produit a transféré sa propre coloration ;
- la zone réactive a été touchée ou endommagée.
Il ne faut pas choisir arbitrairement l’interprétation la plus rassurante ou la plus inquiétante.
La conclusion appropriée est :
Résultat non interprétable dans les conditions du prélèvement.
Que faire après un résultat incertain ?
Commencez par vérifier :
- si l’écouvillon était légèrement humide et non détrempé ;
- si une seule zone a été prélevée ;
- si le transfert a été réalisé uniformément ;
- si le support est resté à plat ;
- si la lecture a été effectuée à 60 secondes ;
- si la lumière utilisée était neutre ;
- si le kit était intact et correctement conservé.
Si une erreur est probable, un nouveau prétest peut être réalisé avec du matériel neuf sur une partie voisine de la même trace.
Si la première procédure paraît correcte mais que la couleur reste intermédiaire, le résultat doit conserver la qualification « incertain ».
Une analyse PSA ne doit pas être présentée comme automatiquement nécessaire après un résultat simplement ambigu. Il est généralement préférable de répéter d’abord le prétest lorsque suffisamment de matière reste disponible.
Quand considérer le prétest comme invalide ?
Le résultat doit être considéré comme non exploitable lorsque :
- la zone réactive a été détachée de son support ;
- elle a été touchée avec les doigts ;
- elle a été immergée dans l’eau ;
- un produit autre que de l’eau propre a été utilisé ;
- plusieurs taches ont été mélangées ;
- le support a été fortement saturé ;
- la lecture a été réalisée sans connaître le délai ;
- le kit était déjà ouvert, humide ou endommagé ;
- la couleur du textile a fortement contaminé la zone de lecture.
Dans ce cas, ne tentez pas de corriger le résultat en ajoutant de l’eau ou en repassant l’écouvillon sur la zone réactive.
Utilisez un nouveau prétest si une seconde analyse reste pertinente.
Tableau d’interprétation
| Résultat observé | Conclusion correcte | Suite possible |
|---|---|---|
| Aucune réaction détectable | Aucune protéine détectable dans le prélèvement | Aucune suite automatique |
| Réaction positive nette | Présence de protéines détectée | Vérifier les causes possibles, puis envisager éventuellement une analyse PSA |
| Couleur intermédiaire | Résultat incertain | Vérifier la procédure et répéter si nécessaire |
| Support détrempé ou endommagé | Résultat invalide | Recommencer avec un nouveau prétest |
| Lecture réalisée trop tard | Résultat non interprétable selon le délai prévu | Répéter avec un minuteur |
| Résultats différents sur deux zones | Répartition ou prélèvements différents | Interpréter chaque emplacement séparément |
Comment interpréter deux résultats différents ?
Deux zones du même textile peuvent produire des résultats différents.
Par exemple :
- la première zone peut contenir des protéines et la seconde non ;
- une partie de la trace peut être plus concentrée ;
- le prélèvement peut avoir été plus efficace sur une zone ;
- une partie du textile peut avoir été nettoyée ;
- les taches peuvent avoir des origines différentes.
Un résultat positif sur une zone et négatif sur une autre ne signifie pas que le test ne fonctionne pas. Les deux résultats concernent uniquement les prélèvements réalisés sur leurs emplacements respectifs.
Il ne faut pas mélanger les conclusions :
- zone 1 : protéines détectées ;
- zone 2 : aucune protéine détectable.
Le résultat de la première zone ne doit pas être automatiquement appliqué à l’ensemble du textile.
Deux résultats positifs apportent-ils une certitude ?
Non. Deux réactions positives indiquent que des protéines ont été détectées dans deux prélèvements.
Elles peuvent montrer que la matière protéique est présente sur plusieurs emplacements ou que le résultat a été reproduit. Elles ne permettent toujours pas d’identifier précisément l’origine des protéines.
Deux prétests positifs ne deviennent donc pas :
- une confirmation certaine de sperme ;
- une identification de personne ;
- une preuve d’infidélité ;
- une analyse PSA ;
- une analyse ADN.
Pour rechercher un marqueur plus ciblé, il faut utiliser une méthode spécifique différente du prétest protéique.
Deux résultats négatifs excluent-ils toute trace ?
Non. Deux résultats négatifs réduisent l’intérêt d’une analyse complémentaire lorsque :
- les deux zones ont été correctement ciblées ;
- le textile n’a pas été lavé ;
- les prélèvements ont été réalisés convenablement ;
- les supports ont été lus au bon moment.
Ils ne permettent toujours pas d’exclure une ancienne trace éliminée, diluée ou située ailleurs sur le textile.
Le résultat doit rester formulé ainsi :
Aucune protéine détectable dans les deux prélèvements réalisés.
Peut-on conserver une photographie comme preuve du résultat ?
Une photographie peut servir à documenter la couleur observée, mais elle ne remplace pas la lecture directe à 60 secondes.
Le rendu peut être modifié par :
- l’éclairage ;
- la balance des blancs ;
- l’appareil photo ;
- un filtre automatique ;
- la luminosité de l’écran ;
- la compression de l’image.
Pour obtenir une photographie plus fidèle :
- utilisez une lumière blanche ;
- placez la charte à côté du support ;
- désactivez les filtres ;
- photographiez le résultat immédiatement ;
- conservez l’image originale.
Une photographie personnelle du prétest ne constitue pas une preuve scientifique ou judiciaire.
Que faire selon le résultat obtenu ?
Si le résultat est négatif
Aucune protéine détectable n’a été trouvée. Aucune commande supplémentaire n’est automatiquement nécessaire.
Si le résultat est positif
Des protéines ont été détectées. Consultez les causes possibles de réaction et envisagez une analyse PSA seulement si une recherche plus ciblée paraît pertinente.
Si le résultat est incertain
Vérifiez la procédure et répétez éventuellement le prélèvement avec un nouveau prétest.
Si le résultat est invalide
Ne tentez pas d’interpréter la couleur. Recommencez avec du matériel neuf.
Du prétest à l’analyse ciblée
Le parcours recommandé reste progressif :
Observation de la trace → prétest économique → interprétation transparente → analyse PSA facultative
Cette organisation permet d’éviter de commander immédiatement une analyse à 149 € lorsqu’aucune protéine détectable n’a été trouvée.
Elle évite également de présenter une simple réaction protéique comme une confirmation qu’elle ne peut pas fournir.
Erreurs à éviter, conservation et questions fréquentes
Le résultat du prétest dépend autant du prélèvement que de la lecture de la zone réactive. Une petite erreur ne provoque pas systématiquement un résultat incorrect, mais certaines manipulations peuvent rendre la réaction difficile ou impossible à interpréter.
Avant de recommencer un test, il est donc utile d’identifier ce qui a pu se produire pendant la procédure.
Les erreurs les plus fréquentes
Utiliser trop d’eau
L’écouvillon doit être légèrement humide, mais jamais détrempé.
Une quantité excessive d’eau peut :
- diluer les protéines présentes ;
- étendre la trace sur le textile ;
- saturer la zone réactive ;
- provoquer une couleur irrégulière ;
- rendre la comparaison avec la charte difficile.
Si de l’eau s’écoule du coton ou sur le support cartonné, le résultat doit être interprété avec une grande prudence. Lorsque la saturation empêche toute lecture, utilisez un nouveau prétest.
Humidifier directement la zone réactive
L’eau ne doit pas être déposée directement sur le support de réaction. Elle doit uniquement servir à humidifier légèrement l’écouvillon avant le prélèvement.
Mouiller directement la zone réactive pourrait déclencher une diffusion sans qu’un prélèvement représentatif du textile ait été transféré.
Utiliser de la salive
Ne mouillez jamais l’écouvillon avec la bouche.
La salive contient des matières biologiques pouvant contaminer le prélèvement et provoquer une réaction non liée à la tache examinée.
Utilisez uniquement de l’eau propre.
Toucher le coton ou la zone réactive
Les doigts peuvent déposer :
- de la transpiration ;
- des résidus alimentaires ;
- de la crème ;
- des matières biologiques ;
- des produits ménagers.
Manipulez l’écouvillon par sa tige et le support par ses bords.
Si le coton ou la zone réactive a été directement touché, le résultat peut ne plus être représentatif de la trace initiale.
Prélever plusieurs taches avec le même écouvillon
Un écouvillon doit correspondre à une seule zone.
Si plusieurs taches sont prélevées ensemble, une réaction positive ne permettra pas de savoir quel emplacement contenait les protéines détectées.
Pour deux taches, utilisez :
- deux écouvillons ;
- deux zones réactives ;
- deux lectures indépendantes.
Tester une surface trop large
Frotter une grande partie du textile ne rend pas nécessairement le prélèvement plus efficace.
Cette pratique augmente le risque de récupérer :
- des résidus sans rapport avec la tache ;
- de la transpiration ;
- de la lessive ;
- un cosmétique ;
- une autre matière biologique.
Ciblez la zone présentant l’indice visuel ou la différence de texture la plus nette.
Ne pas respecter les 60 secondes
Une lecture réalisée trop tôt peut intervenir avant le développement complet de la réaction.
Une lecture tardive peut montrer une couleur ayant continué à évoluer après le délai prévu.
Utilisez un minuteur et comparez la teinte avec la charte après 60 secondes.
Lire sous une lumière colorée
Une ampoule jaune, rouge, bleue ou violette peut modifier la perception de la couleur.
La lecture doit être réalisée :
- sous une lumière blanche ;
- à la lumière naturelle ;
- sans filtre photographique ;
- avec la charte placée à proximité.
Ajouter un produit ménager
N’utilisez jamais de détachant, de lessive, de désinfectant, d’alcool, de vinaigre ou d’eau oxygénée pendant la procédure.
Ces produits peuvent :
- retirer une partie de la trace ;
- modifier sa composition ;
- contaminer le prélèvement ;
- provoquer une réaction colorée ;
- endommager le support.
Réutiliser un écouvillon ou une zone réactive
Tous les éléments de prélèvement sont à usage unique.
Après utilisation, l’écouvillon et la zone réactive ont déjà été exposés à l’eau, au textile et à la réaction. Leur réutilisation ne permettrait pas d’obtenir un résultat interprétable.
Tableau des problèmes et solutions
| Problème rencontré | Cause possible | Conduite recommandée |
|---|---|---|
| Zone réactive détrempée | Trop d’eau | Recommencer avec un écouvillon moins humide |
| Couleur très irrégulière | Transfert inégal ou saturation | Répéter sur une partie voisine |
| Aucune modification visible | Absence de protéines ou prélèvement insuffisant | Vérifier la procédure avant de conclure |
| Couleur entre deux repères | Réaction faible ou lecture difficile | Classer le résultat comme incertain |
| Résultat lu trop tard | Minuteur non utilisé | Ne pas interpréter et recommencer si nécessaire |
| Plusieurs taches mélangées | Même écouvillon réutilisé | Résultat non localisable |
| Support touché avec les doigts | Contamination possible | Recommencer avec du matériel neuf |
| Textile déjà lavé | Trace retirée ou diluée | Interpréter un résultat négatif avec prudence |
| Couleur transférée par le tissu | Textile fortement teint | Répéter si la lecture est impossible |
| Kit humide avant ouverture | Mauvaise conservation | Ne pas utiliser |
Comment éviter une contamination ?
La contamination peut se produire avant, pendant ou après le prélèvement.
Elle ne signifie pas nécessairement que le test réagira, mais elle introduit une matière qui ne provenait pas obligatoirement de la zone suspecte.
Avant le test
- lavez et séchez vos mains ;
- nettoyez et séchez la surface de travail ;
- éloignez les aliments et boissons ;
- ne mettez pas de crème juste avant la manipulation ;
- préparez de l’eau propre ;
- n’ouvrez le kit qu’au moment de l’utiliser.
Pendant le prélèvement
- tenez l’écouvillon par la tige ;
- ne touchez pas le coton ;
- ne posez pas l’écouvillon sur une table ;
- ne soufflez pas sur la zone réactive ;
- n’utilisez pas de salive ;
- conservez un prélèvement par emplacement ;
- ne mélangez pas le matériel utilisé et le matériel neuf.
Après le prélèvement
- ne replacez pas un écouvillon humide dans l’emballage ;
- photographiez le résultat sans toucher le support ;
- jetez les éléments utilisés ;
- lavez-vous les mains ;
- conservez les prétests inutilisés dans leur emballage.
Comment conserver les prétests non utilisés ?
Les prétests doivent rester dans leur emballage d’origine jusqu’au moment de leur utilisation.
Conservez-les :
- dans un endroit sec ;
- à l’abri de la lumière directe ;
- loin d’une source de chaleur ;
- loin de l’humidité d’une salle de bain ;
- hors de portée des enfants ;
- sans plier ou écraser le support ;
- conformément aux indications présentes sur l’emballage.
Évitez de les stocker :
- dans une voiture exposée au soleil ;
- près d’un radiateur ;
- dans un réfrigérateur humide ;
- à proximité de produits ménagers ;
- dans un sachet déjà ouvert ;
- avec du matériel ayant déjà servi.
Vérifications avant utilisation
N’utilisez pas le prétest lorsque :
- l’emballage était déjà ouvert ;
- la zone réactive est humide ;
- le support est déchiré ou plié ;
- une couleur inhabituelle est présente avant le prélèvement ;
- la date indiquée est dépassée ;
- les conditions de stockage n’ont pas été respectées.
Un produit endommagé ne doit pas être utilisé pour obtenir un résultat.
Peut-on recommencer sur la même tache ?
Oui, à condition qu’une partie suffisamment distincte de la trace reste disponible.
Le second prélèvement doit être réalisé :
- avec un nouvel écouvillon ;
- avec une nouvelle zone réactive ;
- sur une partie voisine ;
- avec de l’eau propre ;
- en respectant un nouveau délai de 60 secondes.
Il est préférable de ne pas frotter exactement le même petit emplacement si le premier prélèvement a déjà retiré une grande partie des résidus.
Dans quels cas répéter le prétest ?
Un second prélèvement peut être utile lorsque :
- le premier écouvillon était trop humide ;
- le support a été saturé ;
- la lecture a été réalisée au mauvais moment ;
- la couleur est intermédiaire ;
- la zone choisie semble avoir été mal ciblée ;
- le support a été touché ou endommagé ;
- plusieurs emplacements distincts doivent être comparés.
Il n’est pas nécessaire de multiplier les tests lorsqu’un résultat négatif a été obtenu avec une procédure correcte sur une zone clairement identifiée.
Que faire après un résultat positif ?
Un résultat positif signifie que des protéines ont été détectées dans le prélèvement.
Commencez par vous demander si une autre substance pourrait expliquer cette réaction :
- salive ;
- sang ;
- autres sécrétions biologiques ;
- résidu alimentaire ;
- cosmétique ;
- contamination par les doigts ;
- mélange de plusieurs matières.
Consultez ensuite la liste détaillée des limites et faux positifs possibles.
Si la réaction est nette, que la procédure a été respectée et qu’aucune cause évidente n’est identifiée, une analyse PSA/p30 plus ciblée peut être envisagée.
Cette analyse reste facultative. Un résultat positif au prétest ne crée pas automatiquement la nécessité de commander un autre produit.
Comment nettoyer le textile après le test ?
Le prélèvement doit être terminé et le résultat photographié avant tout nettoyage.
Si le textile n’a aucune importance judiciaire et que vous ne souhaitez effectuer aucune autre analyse, nettoyez-le en respectant son étiquette d’entretien.
Avant le lavage :
- vérifiez si une seconde zone doit être testée ;
- ne mélangez pas le matériel utilisé avec le linge ;
- retirez l’écouvillon et le support ;
- évitez les produits inadaptés aux fibres ;
- privilégiez les instructions du fabricant du textile.
Si une analyse PSA doit être réalisée sur la même trace, ne lavez pas la zone avant d’avoir effectué le second prélèvement.
Lorsqu’un textile peut présenter une importance dans le cadre d’une agression, d’une infraction ou d’une procédure judiciaire, ne le nettoyez pas et demandez conseil aux professionnels compétents.
Questions fréquentes
Quelle eau utiliser pour humidifier l’écouvillon ?
Utilisez une eau propre, sans savon, parfum, désinfectant ou autre produit ajouté.
L’écouvillon doit être légèrement humide. Il ne doit pas contenir suffisamment d’eau pour détremper le tissu ou saturer la zone réactive.
N’utilisez jamais de salive.
Faut-il mouiller directement la tache ?
Non. Humidifiez légèrement l’écouvillon, puis utilisez-le pour prélever la zone.
Verser de l’eau directement sur la tache pourrait étendre ou diluer les résidus et rendre le prélèvement moins précis.
Combien de temps faut-il frotter le textile ?
Il n’est pas nécessaire de frotter longuement ou fortement. Effectuez plusieurs passages rapprochés sur la zone en faisant légèrement tourner l’écouvillon.
Le coton doit entrer correctement en contact avec les fibres sans abîmer le textile.
Peut-on tester un drap déjà lavé ?
Oui, mais le résultat sera plus difficile à interpréter.
Le lavage peut retirer, diluer ou déplacer les protéines. Un résultat négatif sur un drap lavé ne permet donc pas d’exclure qu’une trace ait été présente auparavant.
Consultez notre guide consacré à la détection d’une trace après lavage.
Peut-on utiliser le même écouvillon sur deux taches ?
Non. Un écouvillon doit être utilisé sur une seule zone.
Si deux taches sont mélangées, il devient impossible de déterminer laquelle a provoqué la réaction. Utilisez un nouveau prétest pour chaque emplacement.
Que signifie une réaction très faible ?
Une faible modification peut correspondre à une petite quantité de protéines, à un prélèvement insuffisant ou à une réaction difficile à lire.
Si la couleur ne correspond clairement à aucun repère, classez le résultat comme incertain et répétez éventuellement le prélèvement avec du matériel neuf.
Peut-on lire le résultat après plusieurs minutes ?
La lecture prévue doit être réalisée après 60 secondes.
Une couleur observée beaucoup plus tard ne doit pas remplacer le résultat obtenu pendant la période normale de lecture. Si le délai a été oublié, il est préférable de classer le résultat comme non interprétable.
Un résultat positif confirme-t-il la présence de sperme ?
Non. Il indique uniquement que des protéines ont été détectées.
Le liquide séminal est riche en protéines, mais d’autres fluides biologiques, résidus alimentaires ou contaminants peuvent produire une réaction.
Un résultat négatif exclut-il totalement une ancienne trace ?
Non. Il signifie qu’aucune protéine détectable n’a été trouvée dans l’échantillon prélevé.
Une trace ancienne, lavée, diluée ou mal prélevée peut ne pas être détectée.
Quand faut-il envisager une analyse PSA/p30 ?
Une analyse PSA peut être envisagée après une réaction positive nette lorsqu’aucune cause évidente de faux positif n’est identifiée et qu’une recherche plus ciblée paraît pertinente.
Elle recherche un marqueur davantage associé au liquide séminal, mais ne réalise aucune identification de personne.
Le prétest peut-il être utilisé sur une personne ?
Non. Le produit est destiné uniquement à une zone textile.
Il ne doit pas être utilisé sur la peau, une muqueuse, à l’intérieur du corps ou à des fins médicales.
Le résultat peut-il servir de preuve judiciaire ?
Le prétest est un outil privé d’orientation. Il ne constitue pas une expertise judiciaire.
Il ne permet pas d’identifier une personne, de dater la trace ou d’établir les circonstances de sa présence.
Mode d’emploi résumé
- Posez le textile à plat.
- Identifiez une seule zone.
- Humidifiez légèrement l’écouvillon avec de l’eau propre.
- Frottez doucement la tache.
- Tapotez l’écouvillon sur la zone réactive.
- Posez le support à plat.
- Attendez 60 secondes.
- Comparez avec la charte sous une lumière neutre.
- Notez le résultat.
- Jetez le matériel utilisé.
Examiner une trace avec méthode
Le prétest INDICE permet d’effectuer une première recherche de protéines avant d’envisager une analyse plus spécifique et plus coûteuse.
Trois formats sont disponibles :
- Prétest de traces sur textile — dès 14,90 €
- Pack double vérification — 21,90 €
- Pack multi-zones — 29,90 €
Prétest expérimental de présence de protéines sur textile. Résultat indicatif et non spécifique. Le prétest ne confirme ni la présence de sperme, ni une activité sexuelle, ni une infidélité.