Ce guide « Mode d’emploi test PSA ciblé INDICE » explique comment rechercher le marqueur PSA/p30 sur une tache textile. Il détaille la préparation du matériel, le prélèvement, l’extraction, le dépôt sur la cassette et la lecture après dix minutes.
Contrairement au prétest protéique, qui recherche une réaction générale compatible avec la présence de protéines, cette analyse utilise une cassette immunochromatographique conçue pour détecter un marqueur présent en concentration particulièrement élevée dans le liquide séminal.
Le résultat peut être lu après environ dix minutes, à condition de respecter précisément les différentes étapes de prélèvement, d’extraction et de dépôt sur la cassette.
Ce mode d’emploi explique comment :
- choisir la zone textile à examiner ;
- préparer le matériel sans le contaminer ;
- effectuer le prélèvement avec l’écouvillon ;
- extraire la matière recueillie ;
- déposer correctement l’échantillon sur la cassette ;
- respecter le délai de lecture ;
- interpréter les lignes de contrôle et de test ;
- reconnaître un résultat invalide ou difficile à lire.
À retenir
Le test PSA/p30 apporte une information plus ciblée qu’un prétest général de protéines. Il ne réalise toutefois aucune analyse ADN et ne permet pas d’identifier une personne, de dater une trace ou d’établir les circonstances de sa présence.
À quoi sert le test PSA/p30 ?
Le PSA, également appelé p30 dans le domaine forensic, est une substance produite principalement par la prostate et présente en concentration élevée dans le liquide séminal.
La cassette utilise des anticorps pour rechercher ce marqueur dans l’échantillon extrait du textile. Lorsque le PSA/p30 est présent en quantité détectable, une réaction colorée peut apparaître dans la zone de test.
Le principe immunochromatographique du PSA/p30 est également décrit dans ce protocole public du Department of Forensic Sciences de Washington DC
Cette méthode est plus ciblée qu’une simple recherche de protéines, car elle ne réagit pas uniquement à la présence générale d’une matière biologique ou alimentaire.
Elle peut notamment être utilisée :
- après une réaction positive obtenue avec un prétest protéique ;
- lorsqu’une tache textile précise doit être examinée directement ;
- lorsqu’une information plus ciblée est recherchée ;
- pour analyser un drap, un vêtement ou un autre support textile ;
- pour répéter une vérification sur une seconde zone avec un nouveau kit.
La réalisation préalable d’un prétest n’est pas obligatoire. Le test PSA peut être utilisé directement lorsqu’une zone clairement identifiée doit faire l’objet d’une recherche ciblée.
Un résultat positif obtenu avec un prétest de protéines ne rend cependant pas automatiquement nécessaire l’utilisation d’une analyse PSA. Il convient d’abord de vérifier si une autre substance biologique, alimentaire ou cosmétique pourrait expliquer la première réaction.
Mode d’emploi du test PSA : Une recherche ciblée, mais pas une identification de personne
Le test recherche uniquement le marqueur PSA/p30 dans le prélèvement déposé sur la cassette.
Il ne recherche pas :
- un profil ADN ;
- l’identité d’un homme ;
- l’identité de la personne ayant porté ou utilisé le textile ;
- la date à laquelle la trace a été déposée ;
- la fertilité d’une personne ;
- une infection sexuellement transmissible ;
- les circonstances dans lesquelles la tache est apparue.
Le PSA appartient au liquide séminal et non aux spermatozoïdes eux-mêmes. Sa détection ne permet donc pas de compter ou d’observer des spermatozoïdes.
Elle ne permet pas non plus d’établir automatiquement qu’un rapport sexuel ou une infidélité a eu lieu. Le résultat doit toujours être interprété en tenant compte de l’emplacement, de l’historique du textile et des limites de la méthode.
Quelle est la différence avec le prétest de protéines ?
Les deux produits ne recherchent pas la même chose et ne doivent pas être interprétés de la même manière.
Le prétest protéique
Le prétest recherche une réaction générale liée à la présence de protéines dans le prélèvement.
Le liquide séminal étant riche en protéines, il peut produire une réaction positive. D’autres matières peuvent néanmoins provoquer une réaction similaire, notamment certains fluides biologiques, résidus alimentaires ou produits contenant des composants protéiques.
Le prétest constitue donc une première indication économique et non spécifique.
Le test PSA ciblé
Le test PSA utilise une cassette immunochromatographique pour rechercher le marqueur PSA/p30.
Il apporte une information beaucoup plus ciblée que la simple détection de protéines, mais son résultat conserve un cadre d’interprétation précis.
| Caractéristique | Prétest protéique | Test PSA ciblé |
|---|---|---|
| Élément recherché | Présence générale de protéines | Marqueur PSA/p30 |
| Type de résultat | Indication non spécifique | Recherche ciblée |
| Support de lecture | Zone réactive colorimétrique | Cassette avec lignes C et T |
| Temps de lecture | 60 secondes | Environ 10 minutes |
| Identification ADN | Non | Non |
| Identification de personne | Non | Non |
Que contient le kit d’analyse PSA ?
Chaque analyse individuelle comprend :
- 1 cassette de détection du marqueur PSA/p30 ;
- 1 écouvillon de prélèvement ;
- 1 flacon d’extraction refermable ;
- 1 pipette compte-gouttes ;
- 1 notice française illustrée étape par étape ;
- 1 emballage neutre.
Une cassette correspond à l’analyse d’une seule tache ou d’une seule zone textile.
L’offre comprenant deux analyses contient deux ensembles indépendants. Elle permet d’examiner deux emplacements différents ou de recommencer l’analyse avec du matériel neuf si le premier résultat est invalide ou difficile à interpréter.
Les deux prélèvements doivent rester totalement séparés. Un même écouvillon, un même flacon ou une même cassette ne doivent jamais être utilisés pour plusieurs zones.
Matériel à préparer avant de commencer
En complément des éléments contenus dans le kit, préparez :
- une petite quantité d’eau propre ;
- une paire de ciseaux propres ;
- un minuteur ;
- une surface de travail propre, sèche et stable ;
- éventuellement des gants propres à usage unique ;
- un appareil photo si vous souhaitez documenter la zone avant le prélèvement.
Tous les éléments doivent être placés à portée de main avant d’humidifier la trace.
N’utilisez pas :
- de salive ;
- de savon ;
- d’alcool ;
- de vinaigre ;
- d’eau oxygénée ;
- de liquide physiologique ;
- de détachant ;
- de lessive ;
- de désinfectant ;
- de parfum ou de produit cosmétique.
Ces substances peuvent contaminer le prélèvement, modifier la migration dans la cassette ou rendre le résultat difficile à interpréter.
Choisir la zone textile à examiner
Le choix de l’emplacement est essentiel. Un prélèvement effectué à côté de la trace ne permettra pas d’évaluer correctement la zone réellement suspecte.
Posez le textile à plat sous une lumière blanche ou naturelle. Examinez l’endroit et, lorsque cela reste possible, l’envers du tissu.
Recherchez notamment :
- une différence de couleur ;
- une zone blanchâtre, grise ou légèrement jaunâtre ;
- un halo ;
- une partie localement rigide ;
- des fibres collées ;
- une différence de brillance ;
- un dépôt visible en surface ;
- une modification inhabituelle de la texture.
Ces caractéristiques permettent uniquement de sélectionner l’emplacement. Elles ne suffisent pas à reconnaître l’origine de la trace.
Lorsqu’une seule tache est visible
Sélectionnez la partie présentant la modification la plus nette. Il peut s’agir du centre de la tache, d’une zone plus rigide ou de l’endroit où le dépôt paraît le plus concentré.
Le prélèvement doit rester limité à cette partie.
Lorsque la trace est étendue
Une grande trace peut ne pas être homogène. Certains résidus peuvent être plus concentrés au centre, sur les bords ou sur l’envers du textile.
Si vous disposez de deux analyses, vous pouvez prélever séparément :
- le centre et le bord de la trace ;
- deux parties éloignées ;
- l’endroit et l’envers du tissu ;
- deux zones présentant une apparence différente.
Chaque emplacement nécessite un écouvillon, un flacon et une cassette distincts.
Lorsque plusieurs taches sont présentes
Ne mélangez jamais plusieurs taches avec le même écouvillon.
Si le prélèvement regroupe deux emplacements, il ne sera plus possible de déterminer quelle zone a produit le résultat observé.
Avant de commencer, vous pouvez photographier ou numéroter mentalement les différents emplacements :
- zone 1 ;
- zone 2 ;
- zone 3.
Terminez complètement la première analyse avant de commencer la suivante afin de ne pas intervertir les prélèvements ou les cassettes.
Préparer le textile sans modifier la trace
Le textile doit rester sec, à l’exception de la légère humidification prévue pendant le protocole.
Avant l’analyse, ne tentez pas de :
- laver la tache ;
- la rincer ;
- appliquer un détachant ;
- gratter un dépôt ;
- repasser la zone ;
- la chauffer ;
- frotter avec un chiffon ;
- verser de l’eau directement sur une grande surface.
Le lavage ou le nettoyage peut retirer, déplacer ou diluer le marqueur recherché. Une trace ancienne ou déjà lavée peut donc produire un résultat négatif même si du liquide séminal avait initialement été présent.
Il n’est pas nécessaire de découper le textile. Le prélèvement est réalisé directement sur les fibres à l’aide de l’écouvillon.
Éviter toute contamination
Une contamination introduit dans le prélèvement une matière qui ne provenait pas nécessairement de la trace examinée.
Avant d’ouvrir le kit :
- lavez-vous les mains ;
- séchez-les soigneusement ;
- nettoyez et séchez la surface de travail ;
- éloignez les aliments et les boissons ;
- évitez d’appliquer une crème juste avant la manipulation ;
- préparez une paire de ciseaux propre ;
- vérifiez que chaque emballage est intact.
Manipulez l’écouvillon uniquement par sa tige. Ne touchez jamais son extrémité cotonnée.
Manipulez la cassette par ses bords. Ne touchez ni le puits de dépôt ni la fenêtre de lecture.
La pipette ne doit pas entrer en contact avec :
- les doigts ;
- le textile ;
- l’écouvillon avant son introduction dans le flacon ;
- un plan de travail humide ;
- un autre prélèvement.
Si un élément destiné au prélèvement a été touché, posé sur une surface sale ou utilisé sur une autre zone, il est préférable de ne pas poursuivre l’analyse avec ce matériel.
Vérifier le kit avant utilisation
N’utilisez pas le test lorsque :
- l’emballage de la cassette était déjà ouvert ;
- la cassette est fissurée ou endommagée ;
- le flacon fuit ;
- l’écouvillon a été exposé à l’humidité ;
- la pipette est sale ou déformée ;
- la date indiquée sur l’emballage est dépassée ;
- le matériel a été conservé dans des conditions inadaptées.
La cassette doit rester fermée dans son emballage jusqu’au moment où l’extrait est prêt à être déposé.
Une exposition prolongée à l’humidité peut perturber son fonctionnement. Il est donc préférable d’effectuer d’abord le prélèvement et l’extraction, puis d’ouvrir la cassette juste avant le dépôt des quatre gouttes.
Sur quels supports utiliser le test ?
Le protocole INDICE est prévu pour examiner une zone textile accessible, notamment :
- un drap ;
- une taie d’oreiller ;
- un vêtement ;
- un sous-vêtement ;
- une serviette ;
- du linge de maison ;
- certains tissus d’ameublement.
La quantité de matière recueillie peut varier selon la structure du textile.
Un tissu absorbant peut retenir la trace profondément dans ses fibres. Un textile synthétique peut conserver davantage de résidus en surface. Une matière très épaisse, lavée ou fortement teintée peut rendre le prélèvement plus difficile.
Le test n’est pas destiné à être utilisé directement :
- sur la peau ;
- sur une muqueuse ;
- à l’intérieur du corps ;
- sur une personne ;
- sur un animal ;
- dans un fluide corporel frais ;
- pour établir un diagnostic médical.
Dans quels cas ne faut-il pas effectuer l’analyse à domicile ?
N’utilisez pas ce kit lorsqu’un vêtement, un drap ou un autre textile pourrait présenter une importance dans le cadre :
- d’une agression ;
- d’une infraction ;
- d’une enquête ;
- d’un dépôt de plainte ;
- d’une procédure judiciaire.
Le prélèvement peut déplacer, diluer ou consommer une partie de la trace. Il peut également modifier la manière dont le textile pourrait ensuite être examiné par des professionnels.
Dans cette situation :
- ne lavez pas le textile ;
- ne testez pas la tache ;
- ne découpez pas la zone ;
- limitez les manipulations ;
- ne placez pas le textile humide dans un emballage fermé ;
- demandez conseil aux services ou professionnels compétents.
Le test PSA INDICE est destiné à une vérification privée à domicile. Il ne remplace pas un prélèvement encadré, une expertise de laboratoire ou une analyse judiciaire.
Vérifications finales avant le prélèvement
Avant de commencer, assurez-vous que :
- la zone textile est clairement identifiée ;
- elle n’a pas été nettoyée juste avant l’analyse ;
- vos mains sont propres et sèches ;
- la surface de travail est propre ;
- l’écouvillon est intact ;
- les ciseaux sont propres ;
- le flacon peut être correctement refermé ;
- l’eau utilisée est propre ;
- la pipette est disponible ;
- la cassette est encore fermée ;
- un minuteur est prêt ;
- chaque zone dispose de son propre ensemble d’analyse.
Lorsque toutes ces conditions sont réunies, le prélèvement peut commencer.
Mention importante
Recherche ciblée du marqueur PSA/p30 sur textile. Le résultat doit être interprété dans son contexte. Cette analyse ne réalise aucune identification ADN et ne constitue pas, à elle seule, une preuve d’activité sexuelle, d’infidélité ou de l’identité d’une personne.
Utilisation du test PSA étape par étape

Le protocole comprend sept étapes. Elles doivent être réalisées dans l’ordre, avec une cassette, un écouvillon et un flacon correspondant à une seule zone textile.
Avant de commencer, posez le textile sur une surface propre et stable. Préparez l’eau propre, la pipette, les ciseaux, le flacon et le minuteur. Conservez la cassette dans son emballage fermé jusqu’à ce que l’extrait soit prêt.
Étape 1 — Humidifier légèrement la trace

Déposez une très petite quantité d’eau propre sur la partie du textile que vous souhaitez examiner.
La zone doit être légèrement humide afin de faciliter la récupération des résidus présents dans les fibres. Elle ne doit jamais être détrempée.
Pour humidifier correctement la trace :
- utilisez uniquement de l’eau propre ;
- déposez l’eau progressivement ;
- limitez l’humidification à la zone sélectionnée ;
- évitez que le liquide traverse largement le textile ;
- ne laissez pas l’extrémité de la pipette toucher le tissu.
L’eau doit seulement assouplir les fibres et permettre à l’écouvillon de recueillir une partie de la matière présente.
Pourquoi ne faut-il pas utiliser trop d’eau ?
Une quantité excessive d’eau peut :
- étendre la trace sur une zone plus large ;
- diluer le marqueur recherché ;
- déplacer les résidus dans les fibres ;
- réduire la concentration obtenue dans le prélèvement ;
- rendre l’extraction moins représentative de la zone initiale.
Si le textile commence à couler, si une auréole humide s’étend largement ou si de l’eau traverse le tissu, la zone a probablement été trop humidifiée.
Dans ce cas, n’essayez pas d’absorber l’excès avec un mouchoir ou un autre textile. Ce geste pourrait retirer une partie de la trace ou introduire une contamination.
Produits à ne jamais utiliser
Ne remplacez pas l’eau propre par :
- de la salive ;
- du liquide physiologique ;
- de l’alcool ;
- du savon ;
- du désinfectant ;
- du vinaigre ;
- de l’eau oxygénée ;
- de la lessive ;
- du détachant ;
- un produit cosmétique.
Ces substances peuvent modifier l’échantillon ou perturber la migration sur la cassette.
Étape 2 — Frotter la zone avec l’écouvillon

Sortez l’écouvillon de son emballage en le tenant uniquement par la tige.
Ne touchez pas l’extrémité cotonnée avec les doigts et ne la posez pas sur la surface de travail.
Placez le coton directement sur la partie légèrement humidifiée. Frottez doucement la zone en effectuant plusieurs passages rapprochés.
Pendant le prélèvement :
- maintenez l’écouvillon sur la tache sélectionnée ;
- effectuez de petits mouvements réguliers ;
- faites tourner progressivement la tige entre les doigts ;
- mettez plusieurs faces du coton en contact avec les fibres ;
- exercez une pression modérée ;
- évitez d’abîmer ou de décolorer le tissu.
L’objectif est de recueillir une partie des résidus présents dans la zone sans gratter le textile ni étendre le prélèvement à une grande surface.
Quelle pression faut-il appliquer ?
La pression doit être suffisante pour que le coton entre correctement en contact avec les fibres, mais elle ne doit pas détériorer le support.
Évitez :
- d’écraser complètement le coton ;
- de gratter la tache ;
- de déchirer les fibres ;
- de frotter jusqu’à retirer la couleur du textile ;
- de déplacer l’écouvillon vers une autre marque.
Sur un tissu fragile, privilégiez plusieurs passages doux plutôt qu’un frottement appuyé.
Une seule zone par écouvillon
Un écouvillon correspond à un seul emplacement.
Ne l’utilisez pas successivement sur :
- deux taches différentes ;
- deux parties éloignées d’un drap ;
- deux vêtements ;
- un drap puis un sous-vêtement ;
- une zone supposée propre puis une zone suspecte.
Le mélange de plusieurs emplacements empêcherait de déterminer quelle zone a produit le résultat observé.
Si vous souhaitez examiner une seconde tache, utilisez un nouvel ensemble d’analyse.
Étape 3 — Couper l’extrémité de l’écouvillon dans le flacon

Ouvrez le flacon d’extraction et placez-le verticalement sur la surface de travail.
Utilisez une paire de ciseaux propres pour couper l’extrémité cotonnée de l’écouvillon directement au-dessus du flacon. Le coton prélevé doit tomber à l’intérieur sans toucher vos doigts, la table ou l’extérieur du récipient.
Procédez de la manière suivante :
- ouvrez le flacon ;
- maintenez l’écouvillon au-dessus de son ouverture ;
- positionnez les ciseaux sur la tige, juste derrière la partie cotonnée ;
- coupez l’extrémité ;
- laissez-la tomber directement dans le flacon ;
- vérifiez qu’elle se trouve entièrement à l’intérieur.
Ne poussez pas le coton avec les doigts.
Précautions concernant les ciseaux
Les lames doivent être propres et sèches.
N’utilisez pas une paire de ciseaux venant de servir à couper :
- un aliment ;
- un pansement ;
- un textile sale ;
- un autre écouvillon ;
- un produit cosmétique ;
- une matière biologique.
Si deux analyses sont réalisées, nettoyez soigneusement les ciseaux entre les prélèvements ou utilisez un matériel différent.
Il est important de ne pas intervertir les écouvillons. Terminez complètement la première analyse avant de préparer la suivante.
Étape 4 — Ajouter vingt gouttes d’eau

Prélevez de l’eau propre avec la pipette compte-gouttes.
Ajoutez exactement vingt gouttes dans le flacon contenant l’extrémité cotonnée de l’écouvillon.
Comptez les gouttes une par une :
1, 2, 3… jusqu’à 20 gouttes.
Tenez la pipette verticalement afin d’obtenir des gouttes aussi régulières que possible. Évitez que son extrémité touche le coton, le bord du flacon ou vos doigts pendant cette opération.
Une fois les vingt gouttes ajoutées, refermez immédiatement le flacon.
Pourquoi respecter cette quantité ?
La quantité de liquide influence la concentration de l’extrait qui sera ensuite déposé sur la cassette.
Une quantité trop importante peut diluer le prélèvement. Une quantité insuffisante peut empêcher une extraction correcte ou rendre difficile le dépôt des quatre gouttes nécessaires.
N’ajoutez pas d’eau « à vue » et ne remplissez pas le flacon entièrement.
Si vous perdez le compte, ne tentez pas d’estimer approximativement la quantité déjà versée. Le résultat pourrait devenir difficile à interpréter.
Ne rien ajouter d’autre dans le flacon
Le flacon doit uniquement contenir :
- l’extrémité cotonnée utilisée pour le prélèvement ;
- les vingt gouttes d’eau propre.
N’ajoutez pas :
- de savon ;
- de sel ;
- d’alcool ;
- de produit ménager ;
- de salive ;
- de liquide provenant directement du textile ;
- de matière provenant d’une autre tache.
Étape 5 — Refermer et secouer pendant 60 secondes

Vérifiez que le flacon est correctement refermé.
Lancez le minuteur, puis secouez-le continuellement pendant 60 secondes.
Les mouvements doivent permettre à l’eau de circuler autour du coton afin d’extraire la matière recueillie sur le textile.
Pendant cette minute :
- maintenez le bouchon fermé ;
- agitez régulièrement le flacon ;
- retournez-le plusieurs fois ;
- vérifiez qu’aucun liquide ne s’échappe ;
- ne l’ouvrez pas avant la fin du délai.
Il n’est pas nécessaire de frapper le flacon contre une surface ou de l’agiter avec une force excessive. Un mouvement continu et énergique suffit.
Pourquoi respecter les 60 secondes ?
Une agitation trop courte peut entraîner une extraction incomplète du prélèvement.
Les 60 secondes permettent au liquide d’entrer correctement en contact avec le coton et de recueillir une partie du marqueur éventuellement présent.
Utilisez un minuteur. Une estimation approximative du délai augmente le risque de réduire ou de prolonger inutilement l’extraction.
Si le flacon fuit
Arrêtez immédiatement l’agitation si du liquide s’échappe.
Un flacon ayant perdu une partie importante de son contenu ne permet plus de garantir que la quantité déposée sur la cassette sera représentative du protocole.
Ne compensez pas automatiquement la perte en ajoutant de l’eau supplémentaire.
Étape 6 — Déposer quatre gouttes sur la cassette

À la fin des 60 secondes, posez le flacon verticalement.
Ouvrez l’emballage de la cassette et placez-la sur une surface propre, sèche et parfaitement horizontale.
Repérez :
- la fenêtre de lecture comportant les repères C et T ;
- le puits de dépôt, généralement identifié par la lettre S.
Ouvrez le flacon, puis utilisez la pipette pour prélever une partie de l’extrait.
Déposez exactement quatre gouttes dans le puits prévu à cet effet.
Comptez-les une par une :
1, 2, 3, 4 gouttes.
Les gouttes doivent être déposées dans le puits de prélèvement et non directement dans la fenêtre où apparaîtront les lignes.
Comment déposer correctement l’extrait ?
Pour limiter les erreurs :
- conservez la cassette à plat ;
- tenez la pipette verticalement ;
- déposez les gouttes lentement ;
- attendez que chaque goutte soit absorbée ;
- évitez de toucher la cassette avec la pipette ;
- ne déplacez plus la cassette après le dépôt.
Le liquide doit commencer à migrer progressivement dans la fenêtre de lecture.
Ne secouez pas la cassette et n’appuyez pas dessus pour accélérer la migration.
Que faire en présence d’une bulle ?
Une bulle d’air peut empêcher une goutte de tomber correctement.
Si une bulle reste dans la pipette :
- maintenez la pipette verticalement ;
- relâchez doucement la pression ;
- reprenez une petite quantité d’extrait ;
- déposez les gouttes sans toucher le puits.
Ne percez pas une bulle avec un objet et ne soufflez pas sur la cassette.
Ne pas dépasser quatre gouttes
L’ajout d’une quantité excessive peut saturer le puits ou provoquer une migration irrégulière.
À l’inverse, un nombre insuffisant de gouttes peut empêcher le liquide d’atteindre correctement les zones de contrôle et de test.
Si une quantité manifestement incorrecte a été déposée, n’essayez pas de retirer le liquide de la cassette.
L’interprétation devra tenir compte de cette erreur. Si la ligne de contrôle n’apparaît pas, le résultat sera invalide.
Étape 7 — Attendre dix minutes

Déclenchez le minuteur immédiatement après le dépôt de la quatrième goutte.
Laissez la cassette posée à plat pendant dix minutes.
Durant ce délai :
- ne la déplacez pas ;
- ne la soulevez pas ;
- n’ajoutez aucune goutte ;
- ne touchez pas la fenêtre de lecture ;
- ne soufflez pas sur la cassette ;
- ne tentez pas d’accélérer la migration avec de la chaleur ;
- ne placez pas la cassette au soleil.
Une ou plusieurs lignes peuvent commencer à apparaître avant la fin du délai. N’établissez pas de conclusion définitive avant le moment de lecture prévu.
Quand lire le résultat ?
Effectuez la lecture après dix minutes, sous une lumière blanche ou naturelle.
Observez la cassette de face et repérez les zones C et T.
La ligne C correspond au contrôle de fonctionnement. La zone T correspond à la recherche du marqueur.
L’interprétation complète des différentes configurations est détaillée dans la partie suivante.
Ne pas interpréter une modification tardive
Une cassette peut continuer à sécher ou à évoluer après le délai normal de lecture.
Une marque apparue longtemps après les dix minutes prévues ne doit pas remplacer le résultat observé au bon moment.
Si vous souhaitez conserver une photographie :
- préparez l’appareil avant la fin du minuteur ;
- utilisez une lumière neutre ;
- photographiez la cassette au moment de la lecture ;
- évitez les filtres ;
- conservez l’image originale.
Une photographie peut documenter l’apparence de la cassette, mais elle ne remplace pas l’observation directe réalisée au moment prévu.
Protocole résumé en sept gestes
| Étape | Action | Point de vigilance |
|---|---|---|
| 01 | Humidifier légèrement la trace | Ne pas détremper le textile |
| 02 | Frotter avec l’écouvillon | Une seule zone par écouvillon |
| 03 | Couper le coton dans le flacon | Ne pas toucher le prélèvement |
| 04 | Ajouter vingt gouttes d’eau | Compter précisément |
| 05 | Secouer pendant 60 secondes | Flacon correctement fermé |
| 06 | Déposer quatre gouttes | Utiliser uniquement le puits prévu |
| 07 | Lire après dix minutes | Laisser la cassette à plat |
Si deux analyses doivent être réalisées
Lorsque le pack double est utilisé, effectuez les deux analyses successivement.
Pour chaque zone :
- utilisez un nouvel écouvillon ;
- utilisez un nouveau flacon ;
- utilisez une nouvelle cassette ;
- identifiez précisément l’emplacement ;
- suivez les sept étapes depuis le début ;
- notez le résultat avant de passer à la zone suivante.
Il est préférable de ne pas lancer deux minuteurs en même temps. Terminez la première analyse, photographiez éventuellement la cassette, puis préparez le second prélèvement.
Deux résultats doivent être interprétés séparément :
- analyse 1 : zone précisément identifiée ;
- analyse 2 : autre zone ou prélèvement indépendant.
Le contenu de deux flacons ne doit jamais être mélangé et un résultat obtenu sur une zone ne doit pas être automatiquement appliqué à l’ensemble du textile.
Après les dix minutes
À la fin du délai, vérifiez en premier lieu si la ligne de contrôle C est apparue.
Selon l’aspect de la cassette, le résultat pourra être classé comme :
- PSA/p30 non détecté ;
- PSA/p30 détecté ;
- résultat incertain ;
- analyse invalide.
Ne jetez pas immédiatement la cassette si vous souhaitez comparer son apparence avec le guide d’interprétation. Ne tentez cependant pas de la rouvrir, de la démonter ou de déposer du liquide supplémentaire.
La partie suivante explique précisément comment interpréter les lignes C et T et quelle conclusion peut être formulée pour chaque résultat.
Comment interpréter le résultat du test PSA ?
La lecture doit être réalisée après les dix minutes prévues, sous une lumière blanche ou naturelle, en laissant la cassette sur une surface horizontale.
La fenêtre de lecture comporte deux repères :
- C, correspondant à la ligne de contrôle ;
- T, correspondant à la ligne de test.
La ligne C doit apparaître pour confirmer que le liquide a correctement migré dans la cassette. Sans cette ligne de contrôle, aucune conclusion ne peut être tirée, même si une marque apparaît au niveau de T.
Selon l’apparence de la cassette, le résultat pourra être classé comme :
- marqueur PSA/p30 non détecté ;
- marqueur PSA/p30 détecté ;
- résultat difficile à interpréter ;
- analyse invalide.
Principe essentiel
La cassette recherche le marqueur PSA/p30 dans le prélèvement. Elle ne réalise aucune identification ADN et ne permet pas de déterminer l’identité d’une personne, la date d’apparition de la trace ou les circonstances dans lesquelles elle a été déposée.
À quoi sert la ligne de contrôle C ?
La ligne C permet de vérifier le bon déroulement technique de l’analyse.
Son apparition indique notamment que :
- une quantité suffisante de liquide a migré ;
- la cassette a été activée ;
- le déplacement de l’extrait s’est effectué jusqu’à la zone de contrôle ;
- le résultat peut être examiné dans le délai prévu.
La ligne C ne renseigne pas sur la présence ou l’absence du marqueur PSA/p30. Elle confirme uniquement que la cassette a fonctionné de manière interprétable.
Une ligne de contrôle peut être plus ou moins intense. Sa fonction reste identique dès lors qu’elle est clairement visible dans la zone C au moment de la lecture.
À quoi sert la ligne de test T ?
La zone T contient les éléments permettant de rechercher le marqueur PSA/p30.
Lorsqu’une ligne colorée apparaît dans cette zone pendant le délai normal de lecture, elle peut indiquer que le marqueur a été détecté dans le prélèvement.
L’interprétation de la zone T n’est possible que si la ligne C est également présente.
Une marque située en dehors de l’emplacement prévu, une ombre grise, une trace apparue après le délai ou une coloration diffuse ne doivent pas être automatiquement considérées comme une ligne positive.
Résultat négatif : ligne C visible, aucune ligne T
Le résultat est considéré comme négatif lorsque :
- une ligne apparaît clairement au niveau de C ;
- aucune ligne colorée n’est visible au niveau de T après dix minutes.
La formulation appropriée est :
Le marqueur PSA/p30 n’a pas été détecté dans les conditions de l’analyse.
Cela signifie que la cassette n’a pas mis en évidence une quantité détectable du marqueur dans l’extrait déposé.
Il ne faut pas transformer ce résultat en affirmation absolue.
Évitez d’écrire ou de conclure :
- « cette tache ne contient certainement pas de liquide séminal » ;
- « aucune trace n’a jamais été présente » ;
- « le textile n’a jamais été en contact avec du sperme ».
Le résultat concerne uniquement :
- la zone prélevée ;
- la matière recueillie par l’écouvillon ;
- l’extrait préparé ;
- les quatre gouttes déposées ;
- les conditions dans lesquelles l’analyse a été réalisée.
Pourquoi le marqueur pourrait-il ne pas être détecté ?
Différentes situations peuvent réduire la quantité de matière recueillie ou sa concentration dans l’extrait :
- trace très ancienne ;
- textile déjà lavé ;
- tache partiellement nettoyée ;
- dépôt très dilué ;
- faible quantité de matière ;
- prélèvement effectué à côté de la trace ;
- humidification excessive ;
- frottement insuffisant ;
- extraction incomplète ;
- quantité d’eau incorrecte ;
- nombre insuffisant de gouttes ;
- textile épais ou très absorbant ;
- zone non représentative de l’ensemble de la tache.
Un résultat négatif doit donc rester formulé ainsi :
PSA/p30 non détecté dans le prélèvement analysé.
Que faire après un résultat négatif ?
Lorsque le protocole a été correctement suivi sur une zone clairement identifiée, aucune répétition n’est automatiquement nécessaire.
Un second prélèvement peut être envisagé lorsque :
- la première zone semble avoir été mal ciblée ;
- la trace est étendue et non homogène ;
- le textile a absorbé profondément le dépôt ;
- l’écouvillon a été insuffisamment passé ;
- une erreur de préparation est probable ;
- une seconde partie distincte doit être examinée.
Le second prélèvement nécessite un ensemble entièrement neuf :
- nouvel écouvillon ;
- nouveau flacon ;
- nouvelle pipette si elle a déjà servi ;
- nouvelle cassette.
Il n’est pas recommandé de multiplier les analyses uniquement dans le but d’obtenir un résultat positif.
Résultat positif : lignes C et T visibles
Le résultat est considéré comme positif lorsque deux lignes colorées apparaissent dans le délai prévu :
- une ligne au niveau de C ;
- une ligne au niveau de T.
La formulation appropriée est :
Le marqueur PSA/p30 a été détecté dans le prélèvement analysé.
Ce résultat apporte une information plus ciblée qu’une simple réaction protéique.
Il indique que la cassette a détecté le marqueur recherché dans l’extrait issu de la zone textile examinée.
Ce que le résultat permet d’indiquer
Un résultat positif permet d’indiquer :
- que la ligne de contrôle a validé le fonctionnement de la cassette ;
- qu’une réaction est apparue dans la zone T ;
- que le marqueur PSA/p30 a été détecté dans le prélèvement ;
- que la zone analysée contient une matière compatible avec cette détection.
Ce qu’il ne permet pas d’établir
Un résultat positif ne permet pas, à lui seul, de déterminer :
- l’identité de la personne à l’origine de la trace ;
- le profil ADN d’une personne ;
- la date du dépôt ;
- l’ancienneté exacte de la tache ;
- les circonstances dans lesquelles elle est apparue ;
- l’endroit où la matière a initialement été déposée ;
- l’existence d’un rapport sexuel ;
- l’existence d’une infidélité ;
- la valeur judiciaire de l’analyse.
La cassette ne distingue pas davantage un dépôt direct d’un transfert indirect. Une matière peut avoir été déplacée par un autre textile, un objet ou une manipulation.
Le résultat doit être interprété dans son contexte et ne doit pas être utilisé seul pour formuler une accusation ou prendre une décision importante.
Comment interpréter une ligne T très pâle ?
Une ligne T peut parfois être moins intense que la ligne de contrôle.
Son intensité peut notamment varier selon :
- la concentration du marqueur dans l’extrait ;
- la quantité de matière recueillie ;
- l’âge ou l’état de la trace ;
- la qualité du prélèvement ;
- la quantité d’eau utilisée ;
- la régularité de la migration ;
- le moment exact de la lecture.
Une ligne T ne doit pas nécessairement présenter la même intensité que la ligne C.
Pour examiner une marque pâle :
- vérifiez que la ligne C est clairement visible ;
- assurez-vous que la lecture est effectuée au moment prévu ;
- observez la cassette sous une lumière blanche ;
- regardez si la marque est située précisément dans la zone T ;
- distinguez une ligne colorée d’une ombre ou d’un reflet ;
- ne modifiez pas la cassette pour essayer de mieux voir.
Une ligne colorée clairement visible dans la zone T pendant le délai normal doit être interprétée conformément au guide fourni avec le kit.
En revanche, classez le résultat comme difficile à interpréter lorsque la marque :
- est grise ou sans coloration identifiable ;
- apparaît en dehors de la zone T ;
- ressemble à une ombre du support ;
- n’est visible que sous un angle particulier ;
- apparaît longtemps après le délai prévu ;
- se trouve dans une fenêtre fortement saturée ou irrégulière.
Ne choisissez pas arbitrairement l’interprétation la plus rassurante ou la plus inquiétante.
Résultat invalide : absence de ligne C
La ligne de contrôle doit obligatoirement apparaître.
Le résultat est invalide lorsque :
- aucune ligne n’apparaît ;
- une ligne apparaît uniquement au niveau de T ;
- la ligne C est totalement absente ;
- le liquide n’a pas migré jusqu’à la zone de contrôle ;
- la fenêtre est saturée et empêche toute lecture ;
- la coloration est tellement irrégulière que les emplacements ne peuvent pas être distingués.
Même lorsqu’une ligne paraît visible au niveau de T, l’absence de ligne C empêche toute interprétation.
La conclusion appropriée est :
Analyse invalide : le résultat ne peut pas être interprété.
Causes possibles d’un résultat invalide
Une absence de ligne C peut notamment être liée à :
- un nombre insuffisant de gouttes ;
- un dépôt effectué au mauvais endroit ;
- une cassette endommagée ;
- une mauvaise conservation ;
- une exposition préalable à l’humidité ;
- un liquide trop chargé en fibres ;
- une migration bloquée par une bulle ;
- une quantité d’extrait incorrecte ;
- une cassette déplacée pendant la réaction ;
- une erreur de manipulation.
Il ne faut pas essayer de réactiver la cassette en ajoutant de l’eau ou en déposant plusieurs gouttes supplémentaires après le délai initial.
Une cassette invalide est à usage unique et ne peut pas être recommencée.
Résultat difficile à interpréter
Un résultat peut être difficile à lire même lorsque la ligne C est présente.
Cela peut se produire lorsque :
- la fenêtre reste fortement colorée ;
- la migration est irrégulière ;
- une partie du support reste humide ;
- une marque diffuse traverse la fenêtre ;
- la zone T présente une ombre sans ligne colorée nette ;
- des fibres ont été aspirées dans la pipette ;
- le puits a été saturé ;
- la cassette a été déplacée ;
- le résultat a été lu au mauvais moment.
La formulation correcte est alors :
Résultat non interprétable dans les conditions de l’analyse.
Lorsque suffisamment de matière reste disponible, une nouvelle analyse peut être réalisée sur une partie voisine de la trace avec un ensemble neuf.
Il ne faut pas réutiliser :
- le premier écouvillon ;
- l’extrait restant comme seule tentative de correction ;
- la première cassette ;
- une cassette déjà séchée ;
- une pipette contaminée par une autre zone.
Tableau complet d’interprétation
| Apparence après dix minutes | Interprétation correcte | Conduite possible |
|---|---|---|
| Ligne C uniquement | PSA/p30 non détecté | Aucune répétition automatique |
| Lignes C et T | PSA/p30 détecté | Interpréter dans le contexte |
| Ligne C et ligne T pâle mais colorée | Réaction à comparer avec le guide | Vérifier le délai et l’emplacement |
| Ligne T sans ligne C | Analyse invalide | Recommencer avec un nouveau kit |
| Aucune ligne | Analyse invalide | Recommencer avec un nouveau kit |
| Coloration diffuse | Résultat difficile à interpréter | Vérifier la procédure |
| Fenêtre saturée | Résultat non interprétable | Utiliser une nouvelle cassette |
| Marque apparue très tardivement | Lecture hors délai | Ne pas utiliser cette modification |
| Ligne située hors de la zone T | Ne correspond pas à une ligne de test | Ne pas conclure à une détection |
Pourquoi faut-il respecter les dix minutes ?
La réaction et la migration évoluent progressivement.
Une lecture réalisée trop tôt peut intervenir avant le développement complet des lignes.
Une lecture effectuée longtemps après le délai prévu peut montrer :
- une marque liée au séchage ;
- une ombre ;
- une coloration ayant continué à évoluer ;
- une ligne d’évaporation ;
- une modification qui ne faisait pas partie de la lecture normale.
Le résultat doit donc être établi à partir de l’apparence observée après les dix minutes prévues.
Si le délai a été oublié, ne tentez pas de reconstituer approximativement le moment où les lignes sont apparues. Le résultat doit être considéré comme non interprétable lorsque la cassette n’a pas été observée dans la période recommandée.
Photographier le résultat correctement
Une photographie peut permettre de documenter l’apparence de la cassette au moment de la lecture.
Pour limiter les différences de rendu :
- photographiez la cassette après dix minutes ;
- utilisez une lumière blanche ou naturelle ;
- placez-la sur un fond neutre ;
- photographiez-la de face ;
- désactivez les filtres ;
- évitez le flash direct ;
- conservez l’image originale ;
- notez l’heure du dépôt et l’heure de lecture.
La perception des lignes peut varier selon :
- l’éclairage ;
- la balance des blancs ;
- l’appareil utilisé ;
- la compression de l’image ;
- la luminosité de l’écran ;
- les retouches automatiques.
La lecture directe de la cassette au moment prévu reste prioritaire.
Une photographie personnelle ne transforme pas le résultat en preuve scientifique ou judiciaire.
Comment interpréter deux analyses ?
Le pack double permet d’obtenir deux résultats indépendants.
Il peut être utilisé pour :
- examiner deux taches différentes ;
- analyser deux parties d’une même trace ;
- comparer l’endroit et l’envers d’un textile ;
- répéter le prélèvement après une première analyse invalide.
Chaque résultat concerne uniquement la zone correspondante.
Deux résultats positifs
Deux résultats positifs indiquent que le marqueur PSA/p30 a été détecté dans deux prélèvements.
Ils peuvent montrer que la détection a été reproduite ou que le marqueur est présent sur plusieurs emplacements.
Ils ne permettent toujours pas :
- d’identifier une personne ;
- d’obtenir un profil ADN ;
- de dater les traces ;
- d’établir les circonstances de leur présence ;
- de produire automatiquement une preuve judiciaire.
Deux résultats positifs ne doivent donc pas être présentés comme une certitude absolue.
Un résultat positif et un résultat négatif
Cette différence peut s’expliquer par :
- une répartition irrégulière de la matière ;
- des concentrations différentes ;
- un prélèvement plus efficace sur une zone ;
- une partie du textile ayant été lavée ;
- deux taches d’origines différentes ;
- une erreur sur l’une des analyses.
Les conclusions doivent rester séparées :
- zone 1 : PSA/p30 détecté ;
- zone 2 : PSA/p30 non détecté.
Le résultat positif ne doit pas être appliqué automatiquement à l’ensemble du textile.
Deux résultats négatifs
Deux résultats négatifs indiquent que le marqueur n’a été détecté dans aucun des deux prélèvements.
Cette concordance renforce l’observation lorsque :
- les zones étaient correctement sélectionnées ;
- le textile n’avait pas été lavé ;
- les prélèvements étaient suffisants ;
- les quantités d’eau ont été respectées ;
- les deux lignes C sont apparues ;
- les lectures ont été réalisées au bon moment.
La formulation reste néanmoins :
Le marqueur PSA/p30 n’a pas été détecté dans les deux prélèvements analysés.
Il ne faut pas transformer cette observation en affirmation selon laquelle aucune trace n’a jamais été présente sur le textile.
Que faire selon le résultat obtenu ?
Si le résultat est négatif
Vérifiez que :
- la ligne C est bien apparue ;
- la zone prélevée correspondait à la trace ;
- le textile n’avait pas été fortement lavé ;
- les vingt gouttes d’eau ont été respectées ;
- le flacon a été secoué pendant 60 secondes ;
- quatre gouttes ont été déposées ;
- la lecture a été réalisée après dix minutes.
Si la procédure était correcte, aucune nouvelle analyse n’est automatiquement nécessaire.
Si le résultat est positif
Notez :
- le textile examiné ;
- l’emplacement précis ;
- la date et l’heure ;
- l’apparence des lignes ;
- le respect du délai ;
- les éventuelles difficultés rencontrées.
Interprétez ensuite le résultat dans son contexte et en tenant compte des limites de la méthode.
Si le résultat est incertain
Ne forcez pas l’interprétation.
Une nouvelle analyse peut être réalisée lorsque :
- une autre partie de la trace reste disponible ;
- un nouvel ensemble complet est utilisé ;
- la cause probable de la première difficulté a été identifiée.
Si le résultat est invalide
Ne conservez aucune conclusion issue de la première cassette.
Recommencez uniquement avec :
- un nouvel écouvillon ;
- un nouveau flacon ;
- une nouvelle pipette ;
- une nouvelle cassette ;
- un prélèvement distinct correctement préparé.
La partie suivante présente les principales limites de l’analyse, les erreurs pouvant influencer le résultat et les réponses aux questions les plus fréquentes.
Limites, erreurs à éviter et questions fréquentes
Le test PSA/p30 apporte une information plus ciblée qu’un prétest général de protéines. Cette spécificité ne dispense cependant pas d’interpréter le résultat en fonction du prélèvement, de l’état du textile et du contexte dans lequel la trace a été découverte.
Comme toute méthode immunochromatographique, l’analyse possède un domaine d’utilisation et des limites. Une cassette correctement utilisée peut rechercher le marqueur dans un prélèvement, mais elle ne permet pas de reconstituer l’histoire de la trace.
Ce que le test PSA peut indiquer
Le test peut mettre en évidence :
- la présence du marqueur PSA/p30 dans l’extrait analysé ;
- l’absence de marqueur détectable dans les conditions du prélèvement ;
- le bon déroulement technique de la migration grâce à la ligne de contrôle ;
- la nécessité éventuelle de répéter une analyse invalide ;
- une différence entre deux zones examinées séparément.
Lorsqu’une ligne C et une ligne T apparaissent conformément au guide de lecture, la conclusion appropriée reste :
Le marqueur PSA/p30 a été détecté dans le prélèvement analysé.
Lorsqu’une ligne C apparaît sans ligne T :
Le marqueur PSA/p30 n’a pas été détecté dans les conditions de l’analyse.
Ces formulations décrivent le résultat sans lui attribuer une portée supérieure à celle de la méthode.
Ce que le test ne peut pas prouver
Le résultat ne permet pas de déterminer :
- l’identité de la personne à l’origine de la trace ;
- le sexe ou le genre de la personne ayant manipulé le textile ;
- la date à laquelle la matière a été déposée ;
- l’ancienneté exacte de la tache ;
- le lieu où le dépôt initial s’est produit ;
- les circonstances de sa présence ;
- l’existence d’un rapport sexuel ;
- l’existence d’une infidélité ;
- le consentement ou l’absence de consentement ;
- un profil ADN ;
- la fertilité d’une personne ;
- la présence d’une infection sexuellement transmissible.
Une détection du marqueur sur un vêtement ou un drap ne permet pas non plus de savoir si la matière a été déposée directement ou transférée depuis un autre textile, un objet ou une surface.
Le résultat doit donc être considéré comme une information analytique portant sur un prélèvement précis, et non comme une reconstitution des événements.
Le PSA/p30 est-il exclusivement présent dans le liquide séminal ?
Le PSA/p30 est présent en concentration particulièrement élevée dans le liquide séminal, ce qui en fait un marqueur beaucoup plus ciblé que la simple présence de protéines.
Il n’est toutefois pas absolument exclusif au liquide séminal.
Des concentrations plus faibles ou certaines réactions ont notamment été documentées dans d’autres prélèvements biologiques, notamment :
- certaines urines masculines ;
- des urines recueillies après une éjaculation ;
- certains prélèvements vaginaux ;
- des mélanges de plusieurs fluides biologiques.
La probabilité et l’intensité d’une réaction dépendent de la concentration, de la nature du prélèvement et des caractéristiques de la cassette.
Cette limite explique pourquoi un résultat positif doit être formulé comme une détection du marqueur PSA/p30 et non comme une preuve absolue de l’origine de la trace.
Un résultat positif peut-il être influencé par une contamination ?
Oui. Une contamination peut introduire dans le prélèvement une matière qui ne provenait pas nécessairement de la tache examinée.
Elle peut notamment survenir lorsque :
- l’extrémité de l’écouvillon est touchée avec les doigts ;
- l’écouvillon est posé sur une surface ;
- les mêmes ciseaux sont utilisés sans nettoyage sur plusieurs prélèvements ;
- deux taches sont examinées avec le même matériel ;
- le contenu de deux flacons est mélangé ;
- la pipette entre en contact avec une autre substance ;
- un prélèvement est effectué après manipulation d’une matière biologique ;
- le textile est posé sur une surface contaminée.
Une contamination ne provoque pas automatiquement une ligne T, mais elle rend plus difficile l’attribution du résultat à la zone initialement sélectionnée.
Pourquoi un résultat négatif peut-il survenir malgré une ancienne trace ?
Un résultat négatif signifie uniquement que le marqueur n’a pas été détecté dans l’extrait déposé sur la cassette.
La quantité recueillie peut être insuffisante lorsque :
- la trace est très ancienne ;
- le textile a été lavé ;
- la zone a été partiellement nettoyée ;
- la matière était fortement diluée ;
- la tache est très petite ;
- le prélèvement a été effectué à côté de la zone ;
- le textile a absorbé la matière profondément ;
- l’écouvillon n’a pas suffisamment frotté les fibres ;
- trop d’eau a été utilisée ;
- l’extraction n’a pas été effectuée pendant 60 secondes ;
- moins de quatre gouttes ont été déposées ;
- la cassette n’a pas été correctement conservée.
Il ne faut donc pas transformer un résultat négatif en affirmation selon laquelle aucune trace n’a jamais été présente sur le textile.
Les erreurs les plus fréquentes
Humidifier excessivement le textile
La trace doit être légèrement humide, mais elle ne doit pas être détrempée.
Une quantité trop importante d’eau peut déplacer ou diluer la matière présente dans les fibres.
Utiliser de la salive
La salive constitue une matière biologique et ne doit jamais être utilisée pour humidifier la zone ou l’écouvillon.
Utilisez uniquement de l’eau propre.
Prélever une zone trop large
Frotter une grande surface augmente le risque de recueillir des résidus sans rapport avec la tache recherchée.
Concentrez le prélèvement sur l’emplacement présentant l’indice le plus net.
Mélanger plusieurs taches
Un même écouvillon ne doit jamais servir à examiner plusieurs zones.
Si deux emplacements sont mélangés, il devient impossible de déterminer lequel a produit le résultat.
Toucher l’extrémité de l’écouvillon
Les doigts peuvent déposer de la transpiration, des résidus biologiques, un cosmétique ou une autre substance.
Tenez toujours l’écouvillon par sa tige.
Utiliser des ciseaux contaminés
Les lames entrant en contact avec la tige doivent être propres et sèches.
Nettoyez-les entre deux prélèvements indépendants.
Ajouter une quantité d’eau incorrecte
Le protocole prévoit vingt gouttes d’eau propre dans le flacon.
Une quantité trop élevée peut diluer l’extrait. Une quantité insuffisante peut empêcher une extraction ou un dépôt correct.
Secouer insuffisamment le flacon
Le flacon doit être fermé puis secoué pendant 60 secondes.
Une agitation trop courte peut limiter le transfert de la matière depuis le coton vers le liquide.
Déposer le liquide au mauvais endroit
Les quatre gouttes doivent être versées dans le puits prévu, généralement repéré par la lettre S.
Elles ne doivent pas être déposées directement dans la fenêtre comportant les repères C et T.
Déplacer la cassette
La cassette doit rester à plat pendant toute la migration.
La soulever, l’incliner ou la secouer peut provoquer une migration irrégulière.
Lire trop tôt
Une lecture réalisée avant le délai prévu peut intervenir avant le développement complet des lignes.
Lire beaucoup trop tard
Une marque apparue pendant le séchage ne doit pas remplacer l’apparence observée après dix minutes.
Ajouter des gouttes après le délai
Une cassette déjà activée ne doit pas recevoir de liquide supplémentaire pour essayer de faire apparaître une ligne.
Si la migration n’a pas fonctionné, l’analyse doit être classée comme invalide.
Tableau des problèmes et solutions
| Problème rencontré | Cause possible | Conduite recommandée |
|---|---|---|
| Aucune ligne n’apparaît | Migration insuffisante ou cassette défectueuse | Classer l’analyse comme invalide |
| Ligne T sans ligne C | Contrôle absent | Ne pas interpréter et recommencer |
| Fenêtre très humide | Trop de liquide | Attendre le délai, puis vérifier la ligne C |
| Coloration irrégulière | Cassette déplacée ou extrait trop chargé | Classer comme incertain si la lecture reste impossible |
| Échantillon trop dilué | Trop d’eau utilisée | Recommencer sur une autre partie avec un nouveau kit |
| Impossible de compter les gouttes | Manipulation interrompue | Ne pas compléter approximativement |
| Flacon ayant fui | Fermeture incorrecte | Ne pas compenser avec de l’eau |
| Ligne T très pâle | Faible réaction ou marque difficile à lire | Vérifier le délai, la coloration et le guide |
| Marque apparue tardivement | Séchage de la cassette | Ne pas l’utiliser pour modifier la conclusion |
| Textile déjà lavé | Marqueur retiré ou dilué | Interpréter un résultat négatif avec prudence |
| Écouvillon tombé sur la table | Contamination possible | Utiliser un écouvillon neuf |
| Deux taches mélangées | Même matériel utilisé | Résultat impossible à attribuer à une zone |
| Cassette ouverte depuis longtemps | Exposition à l’humidité | Utiliser une cassette intacte |
| Mauvais puits utilisé | Erreur de dépôt | Considérer l’analyse comme invalide |
Quand faut-il recommencer l’analyse ?
Une nouvelle analyse peut être pertinente lorsque :
- la ligne C n’est pas apparue ;
- la cassette a été déplacée ou saturée ;
- le nombre de gouttes n’a pas été respecté ;
- la lecture n’a pas été réalisée au bon moment ;
- l’écouvillon a été contaminé ;
- le flacon a fui ;
- la première zone semble avoir été mal sélectionnée ;
- une ligne reste réellement impossible à interpréter ;
- une seconde zone distincte doit être examinée.
Le nouveau prélèvement doit être effectué avec un ensemble neuf.
Il est préférable de choisir une partie voisine de la trace plutôt que de frotter exactement le même petit emplacement, surtout si le premier écouvillon a déjà retiré une quantité importante de matière.
Il ne faut pas répéter les analyses indéfiniment dans le but d’obtenir le résultat espéré.
Conserver correctement le matériel non utilisé
Les cassettes et les autres éléments doivent rester dans leur emballage d’origine jusqu’au moment de leur utilisation.
Conservez le kit :
- dans un endroit sec ;
- à l’abri de la lumière directe ;
- loin d’une source de chaleur ;
- à l’écart de l’humidité ;
- hors de portée des enfants ;
- sans plier ou écraser les emballages ;
- conformément aux indications présentes sur le produit.
Évitez de le stocker :
- dans une voiture exposée au soleil ;
- près d’un radiateur ;
- dans une salle de bain ;
- dans un emballage déjà humide ;
- à proximité de produits ménagers ;
- avec du matériel ayant déjà servi.
N’utilisez pas une cassette dont l’emballage était déjà ouvert ou endommagé.
Que faire du matériel après utilisation ?
L’écouvillon, le flacon, la pipette et la cassette sont à usage unique.
Après la lecture :
- photographiez éventuellement la cassette ;
- ne la démontez pas ;
- ne réutilisez pas l’extrait ;
- ne mélangez pas le matériel utilisé avec les éléments neufs ;
- placez les éléments usagés dans un emballage fermé ;
- jetez-les conformément aux règles locales applicables ;
- nettoyez les ciseaux ;
- lavez-vous les mains.
La conservation de la cassette ne lui confère aucune valeur judiciaire supplémentaire.
Questions fréquentes
Faut-il obligatoirement effectuer le prétest avant le test PSA ?
Non. Le prétest protéique constitue une première orientation économique, mais il n’est pas obligatoire.
Le test PSA peut être utilisé directement lorsqu’une recherche ciblée doit être effectuée sur une zone textile clairement identifiée.
Le test PSA détecte-t-il les spermatozoïdes ?
Non. La cassette recherche le marqueur PSA/p30 présent dans le liquide séminal.
Elle ne permet pas de visualiser, de compter ou d’identifier des spermatozoïdes.
Un résultat positif confirme-t-il automatiquement la présence de sperme ?
Un résultat positif indique que le marqueur PSA/p30 a été détecté dans le prélèvement.
Le PSA est présent en concentration particulièrement élevée dans le liquide séminal, mais son interprétation doit tenir compte du contexte, des autres sources biologiques possibles et des conditions du prélèvement.
Il ne faut pas présenter le résultat comme une preuve absolue.
Un résultat négatif exclut-il totalement une trace ?
Non. Il signifie que le marqueur PSA/p30 n’a pas été détecté dans les conditions de l’analyse.
Une trace ancienne, lavée, diluée, faiblement concentrée ou mal prélevée peut ne pas être détectée.
Que signifie une ligne T très pâle ?
Une ligne colorée située précisément dans la zone T et apparue pendant le délai prévu doit être comparée au guide fourni avec le kit.
Une ombre grise, une marque apparue tardivement ou une coloration diffuse ne doit pas être automatiquement classée comme positive.
Que signifie l’absence de ligne C ?
L’analyse est invalide.
La ligne C doit apparaître pour confirmer le bon déroulement de la migration. Sans elle, aucune conclusion ne peut être tirée, même si une ligne apparaît au niveau de T.
Peut-on ajouter de nouvelles gouttes si la ligne C n’apparaît pas ?
Non. Une cassette déjà activée ne doit pas être corrigée en ajoutant du liquide après le dépôt initial.
Utilisez une nouvelle cassette et réalisez un nouveau prélèvement si une seconde analyse reste pertinente.
Peut-on relire la cassette après trente minutes ?
La conclusion doit être établie à partir de l’apparence observée après les dix minutes prévues.
Une modification apparue beaucoup plus tard peut être liée au séchage et ne doit pas remplacer la lecture normale.
Peut-on utiliser le même écouvillon sur deux taches ?
Non. Un écouvillon correspond à une seule zone.
Pour deux taches, utilisez deux ensembles indépendants.
Peut-on tester un drap déjà lavé ?
Oui, mais un résultat négatif sera plus difficile à interpréter.
Le lavage peut retirer, déplacer ou diluer le marqueur recherché.
Le test peut-il identifier une personne ?
Non. Il ne réalise aucune analyse ADN.
Une détection du marqueur PSA/p30 ne permet pas d’attribuer la trace à une personne précise.
Peut-on déterminer l’âge de la tache ?
Non. L’intensité de la ligne ne permet pas de dater précisément un dépôt.
Elle peut varier selon la quantité recueillie, la concentration, l’état du textile et les conditions d’analyse.
Une ligne T plus foncée signifie-t-elle que la trace est plus récente ?
Non. L’intensité de la ligne ne constitue pas une méthode de datation.
Une ligne foncée peut simplement correspondre à une concentration plus élevée dans l’extrait ou à un prélèvement plus efficace.
Le pack double rend-il le résultat certain ?
Non. Le pack double permet d’effectuer deux analyses indépendantes.
Il peut être utile pour examiner deux zones ou répéter une manipulation invalide, mais deux résultats concordants ne deviennent pas une identification ADN ou une certitude absolue.
La cassette peut-elle servir de preuve judiciaire ?
Non. Une analyse réalisée à domicile ne remplace pas un prélèvement encadré, une expertise de laboratoire ou une procédure judiciaire.
Si le textile peut avoir une importance dans le cadre d’une agression ou d’une infraction, ne le testez pas et ne le lavez pas.
Une recherche plus ciblée sur une zone textile
Le test PSA INDICE est destiné aux personnes souhaitant aller au-delà d’une première recherche générale de protéines.
Deux formats sont proposés :
- Analyse individuelle — 149 € : une cassette pour examiner une zone ;
- Pack double — 199 € au lieu de 298 € : deux analyses indépendantes, soit une économie de 99 €.
Le pack double permet d’examiner deux emplacements ou de conserver une seconde analyse en cas de résultat invalide. Il ne doit pas être présenté comme produisant automatiquement une certitude supérieure.
Découvrir le test PSA ciblé — dès 149 €
Mention finale
Recherche ciblée du marqueur PSA/p30 sur textile. Le résultat doit être interprété dans son contexte. Cette analyse ne réalise aucune identification ADN et ne constitue pas, à elle seule, une preuve d’activité sexuelle, d’infidélité ou de l’identité d’une personne.